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Lomé
21 juin 2022
Le Nouveau Reporter

Agriculture/préfecture des Lacs: quelles cultures appropriées, quand et pourquoi ?

Les principales cultures recommandées pour continuer à profit des sols de la préfecture des Lacs sont le maïs, le manioc, le piment, le niébé, le soja et la tomate. C’est le résultat de l’analyse des échantillons prélevés par l’ITRA. Cette analyse révèle que 70% de ces sols sont pauvres en matière organique, 80% pauvres en phosphore et 85% très pauvres en potassium. Sur cette base, et en lien avec la carte de fertilité des sols agricoles du Togo. Ainsi l’institut explique que cela est dû à la dominance dans cette préfecture des Lacs (région Maritime) par des sols ferralitiques et hydromorphes, avec une pluviométrie moyenne de 958 millimètres.
C’est pourquoi il recommande certaines cultures avec les périodes indiquées pour préparer le sol, faire le semis, apporter l’engrais organique et minéral, faire le sarclage ; les doses et types d’engrais adaptés par culture ; les traitements phytosanitaires ; le système de rotation approprié, etc.
Ces pratiques sont nécessaires et archivés dans une fiche technique élaborée par l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) et l’Institut de conseil et d’appui technique (ICAT).
Ainsi, dans sa parution du 22 avril, « L’UNION » précise que dans l’ordre respectif des cultures précitées, le terrain recommandé est le sol meuble, léger et perméable ; sol profond, perméable et riche en humus ; terrain plat, sol léger, bien drainé et riche en matière organique ; sol meuble, léger et perméable ; terrain plat, sol léger, bien drainé et riche en matière organique ; et sol meuble, léger qui draine bien, et assez riche en matière organique. Pour les six cultures, la matière organique à utiliser doit provenir des déjections animales, résidus de récoltes et compost. Et il faudra nécessairement pratiquer une rotation entre ces cultures c’est-à-dire ne pas faire, à chaque saison, la même culture sur le même sol sur une période de trois ans. Quant au semis, il doit être fait, en ce qui concerne le maïs, du 1er au 30 avril pour la grande saison ou du 1er au 15 septembre pour la petite saison ; pour le manioc, entre avril et juillet ; en ce qui concerne le piment, mars ou avril pour la pépinière et le repiquage en avril-mai, 21 à 30 jours après la pépinière ; pour le niébé, du 15 juillet au 31août ; du 15 juin au 15 juillet pour le soja ; pour la pépinière de tomate, en mai-juin en cas de méthode pluviale ou mars-avril en d’irrigation, le repiquage 15 à 30 jours après la pépinière.
Sur 1 hectare, comme quantité de semences, il faut 20-25kg de maïs, 10.000 boutures de manioc, 300 grammes de piment, 20 kg de niébé, 40 kg de soja et 300 grammes de tomate. L’engrais est apporté quelques jours après le semis : pour le maïs, le NPK 15- 15-15, 10 à 15 jours après ou l’urée, 40 à 45 jours après ; 50 kg de TSP ou 100-150 kg de NPK 15-15-15 entre 15 et 21 jours après, pour le niébé et le soja. Tandis que, pour le manioc, il faut 6 sacs (300 kg) de NPK 15-15-15 entre 6 et 8 semaines après la plantation ou 2 sacs (100 kg) d’urée 12 semaines après la plantation ; pour le piment, du NPK 15-15- 15 en cinq fractions de 140 kg/ ha chacune toutes les 3 semaines après le repiquage ; pour la tomate, du NPK 15-15-15 en trois fractions à 15 jours (150 kg/ha), à 45 jours (100 kg/ha) et à 65 jours (100 kg/ha) après le repiquage.
A la fin, ceux qui aimeraient obtenir 15 tonnes de tomate en fin de campagne (au lieu de 10 tonnes actuellement) doivent être en mesure d’apporter 4 sacs de NPK 15-15-15 ; 6 sacs de KCl et 1 sac d’urée.
Ils recommandent aux producteurs de manioc qui visent 25 tonnes à l’hectare (au lieu de 7 à 8 tonnes actuellement) de prévoir 8 sacs de NPK 15-15-15 ; 3 sacs de KCl et 2,5 sacs d’urée.
Ceux qui souhaitent avoir 4 tonnes de maïs à l’hectare (contre 1,5 tonne actuellement) doivent disposer de 5 sacs de NPK 15-15-15 et 2,5 sacs d’urée. Dans les trois cas, il leur faudra également enfouir au labour ou apporter en poquet au semis 1 à 2 tonnes de fumure organique par hectare chaque année ou 3 à 5 tonnes tous les deux ans ou carrément 7 tonnes à l’hectare tous les trois ans.