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Lomé
19 août 2022
Le Nouveau Reporter

BEPC 2022 : la mort est-elle mieux que la reprise de cet examen ?

Selon nos confrères du site d’information www.afreepress.tg, un élève s’est donné la mort parce qu’il était le seul de sa classe à avoir échoué à l’examen du BEPC. Alors, il se une question : la mort est-elle mieux que la reprise de cet examen l’année prochaine ?

Le malheureux événement s’est produit au CEG Danyigan dans la préfecture d’Akebou (environ 240 km au Nord-Ouest de Lomé). Tous les élèves de la classe de 3e ayant pris part au BEPC 2022 ont réussi, sauf l’élève qui vient de se suicider. Et la seule solution que ce candidat malheureux a trouvée pour faire face à son échec, est de se donner la mort.

« Son corps sans vie a été découvert pendu ce matin », a révélé un responsable de l’établissement. Mais, pourquoi ce choix ? On a vu des personnes échouer, reprendre la classe, rattraper ceux qui l’avaient devancé et même les dépasser. Ceux qui connaissent des échecs à l’école ne sont pas forcément les derniers dans la vie active. Parfois, on est surpris de voir des personnes qui étaient des cracs à l’école et qui finalement ne réussissent pas à s’insérer comme il faut sur le plan social.

Cet élève a fait le mauvais choix. Cet échec était peut-être pour lui une réussite déguisée, et qui sait s’il ne devait pas un jour se retrouver au-dessus de tous ses camarades. Malheureusement, l’on ne le saura jamais. Un vrai gâchis. Mais, quel a été le rôle des proches ? A-t-on encouragé cet élève ? L’a-t-on prodigué des conseils rassurants ? Ou plutôt, l’a-t-on traité de taré, de cause perdue, s’est-on moqué de lui comme on n’a l’habitude de le constater dans notre société ? Voir tous ses camarades partir sans lui, doit faire très mal. Et à son âge, cet élève n’a pas encore le mental assez fort pour faire face à ce genre de situation. Les proches avaient un rôle prépondérant à jouer.

Malheureusement, dans nos communautés, on néglige ces aspects psychologiques.