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Lomé
14 août 2022
Le Nouveau Reporter

Campagne nationale de reboisement / Trois questions au SG de l’UPF-Togo: « L’urgence de reverdir, de donner un coup de fouet à la couverture forestière est un chantier incontournable dans le processus de développement durable… », Edem Gadegbéku

« L’urgence de reverdir, de donner un coup de fouet à la couverture forestière est un chantier incontournable dans le processus de développement durable… », Edem Gadegbéku

A quelques heures du lancement de la campagne de reboisement 2022 avec une réelle ambition affichée par le gouvernement, la mobilisation du secteur privé, de la société civile, même d’une certaine classe politique, etc. voire même leur rôle dans l’accompagnement et le suivi de cette campagne pour le moins noble et vitale pour tous, gagnent sérieusement du terrain. Dans cet entretien exclusif au Nouveau Reporter, le secrétaire général de l’Union de la Presse Francophone branche Togo, durable… », Edem Gadegbéku se prête à l’exercice et dévoile à la fois les ambitions et les engagements de l’organisation présidée par Loïc Lawson, à faire de cette campagne plus qu’une réussite, un véritable mouvement.

Comment se prépare la 3è édition de l’opération ‘Un journaliste, un arbre’ organisée par l’UPF-Togo depuis 2019 ?

Avant toute chose, merci pour l’intérêt que vous portez au vaste mouvement francophone dont une partie des activités connectées aux idéaux de la Francophonie est déclinée par l’UPF. Entre autres la promotion du développement durable. Dans la droite ligne des activités déroulées par le 1er Bureau issu de l’AG historique de mai 2019, le 2è Bureau de l’UPF-Togo fait de l’engagement écologique une contribution utile et essentielle des acteurs du monde de la presse à la construction du vivre ensemble togolais. Après le site du campus de Lomé en 2019, de Tokoin-Doumassesse en 2021, l’UPF-Togo a choisi la Commune d’Agoè-Nyivé 1 pour apporter sa pierre à la «Campagne nationale 2022 de reboisement».

Comme en 2019 et en 2021, des membres, sympathisants de l’UPF-Togo ou tout autre acteur de l’écosystème des médias au Togo sont attendus ce 1er juin, à partir de 5H30TU, sur le site de la «Clôture ouest du Camp du 1er BIR (Bataillon d’Intervention Rapide)», camp situé en face du siège de la Commune d’Agoè-Nyivé 1. Une démarche qui relève de la permanence de l’engagement des professionnels des médias résidant dans la capitale togolaise à œuvrer pour amoindrir les manifestations des changements climatiques dans notre quotidien et muscler la couverture forestière du pays.

De 2019 à 2022, quel suivi est fait des plants mis en terre par des professionnels des médias à travers des activités de l’UPF-Togo?

Ces plants mis en terre ne sont pas livrés à eux-mêmes. Ils poursuivent leur croissance normale grâce à un mécanisme de suivi mis en place avec la complicité des techniciens du Ministère de l’Environnement et des Ressources forestières. Les professionnels de la presse qui ont participé aux activités de reboisement en 2019 et en 2021 peuvent à loisir visiter les sites de l’opération ‘Un journaliste, un arbre’ pour toucher du doigt cette réalité. Le suivi de ces plants tient à cœur à l’UPF-Togo.

Le concept de ‘Journée de l’arbre’ a évolué au Togo pour faire place désormais à la ‘Campagne nationale de reboisement’. Comment appréciez-vous ce changement de paradigme du Gouvernement ?

Ce changement de paradigme est le bienvenu car la centralité du reboisement dans la lutte contre les changements climatiques et la désertification est établie en Afrique comme dans le reste du monde. En Afrique de l’ouest, que ce soit dans le Sahel comme dans les Etats côtiers, l’urgence de reverdir, de donner un coup de fouet à la couverture forestière dans les Etats est un chantier incontournable dans le processus de développement durable de nos pays qui sont encore pour la plupart des PMA (Pays moins avancés).
L’instauration et la célébration de la ‘Journée de l’arbre’ voici 45 ans a produit des changements d’habitude dans la vie des Togolais. Des mutations qu’il fallait consolider, repenser et actualiser à travers le lancement de la ‘Campagne nationale de reboisement’. Le chantier est gargantuesque en la matière au Togo où actuellement, seulement 24% des terres sont couvertes par les forêts.
L’ambition étatique de «planter 1 milliard d’arbres d’ici 2030» est dans ce sens noble. L’atteinte de cet objectif aura surtout besoin de l’engagement et de l’implication constants des OSC (Organisations de la société civile). Des activités des acteurs et actrices de l’écosystème des médias comme ‘Un journaliste, un arbre’ de l’UPF-Togo participent à cette dynamique désormais incontournable pour passer aux proches générations une planète la plus saine possible.

Merci au ‘Nouveau Reporter’ de soutenir cette démarche de transition écologique !