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Lomé
25 octobre 2021
Le Nouveau Reporter

Côte d’Ivoire: la réélection de Ouatarra saluée par Macron

 

Alassane Ouatarra a été élu pour un troisième mandat à l’issue de l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre dernier. Avec plus de 94% des suffrages exprimés, résultats confirmés par la Cour Constitutionnelle. Malgré les contestations suscitée par une grande partie de l’opposition, Alassane Ouattara a déjà eu la reconnaissance de nombre de ses pairs. Le président Emmanuel Macron s’est prêté à cet exercice à travers un message de félicitation adressé au président ivoirien comme nous l’indique l’AFP, relayée par l’agence “Savoir news.”

« A la suite de la confirmation par le Conseil constitutionnel de votre réélection, je tenais à vous féliciter et vous transmettre ainsi qu’au peuple ivoirien tous mes vœux de succès », écrit le président de la France, l’ancienne puissance coloniale, souvent accusée de dicter ses volontés à la Côte d’Ivoire, dans ce message diffusé sur les réseaux sociaux.

« Au regard des violences et des tensions qui ont ressurgi à l’occasion de ce scrutin, le dialogue que vous avez initié le 11 avec le président Henri Konan Bédié (principal opposant) est porteur d’espoir », poursuit M. Macron alors que les violences électorales ont fait au moins 85 morts depuis le mois d’août.

« Je souhaite que ce premier pas vers le rassemblement et l’ouverture puisse jeter les bases concrètes d’une réconciliation plus large, plus durable entre tous les Ivoiriens et toutes les sensibilités politiques dans le respect de l’Etat de droit afin de tourner la page de la violence et de la division », souligne M. Macron.

Les violences qui ont émaillé ces élections ont amené le président Ouattara et son principal opposant, l’ex-président Henri Konan Bédié à se rencontrer mercredi. Ceci dans le but de faire retomber la tension et inviter l’opposition au dialogue. Cette dernière avait lancé une campagne de « désobéissance civile » puis proclamé un « Conseil national de transition » censé remplacer M. Ouattara.

Mais l’ensemble de l’opposition (les deux principaux partis mais aussi des plateformes comprenant le mouvement de l’ex-chef rebelle Guillaume Soro) demandent notamment comme préalable à la poursuite du dialogue, la libération de tous les prisonniers « politiques », dont le porte-parole de l’opposition Pascal Affi N’Guessan, la fin des poursuites judiciaires contre tous les leaders de l’opposition ou le retour des exilés.

La justice ivoirienne a lancé des poursuites pour « complot contre la sécurité de l’Etat » contre plusieurs leaders de l’opposition, les accusant d’être responsables de violences meurtrières.

La crainte d’une escalade des violences reste présente en Côte d’Ivoire, dix ans après une crise post-électorale qui avait fait 3.000 morts, ainsi que 300.000 réfugiés et un million de déplacés internes en Côte d’Ivoire, selon l’ONU.