Récépissé N° 0010/HAAC/12-2020/pl/P

Dossier : 8 millions de personnes en passe d’obtenir leur identification biométrique au Togo

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Un registre social unique, une couverture maladie universelle, une mise à jour simplifiée du fichier électoral, un suivi administratif du citoyen, etc. voilà quelques avantages directs et concrets que va conférer à notre pays l’identification biométrique des personnes physiques dans notre pays, qui la d’ailleurs si bien compris, qu’il en a pris une longueur d’avance sur tous les pays de la sous-région dans la mise en œuvre de ce projet. Dossier.

Pour rendre effectif la mise en œuvre du Programme d’identification unique pour l’intégration régionale aux catégories sociales les plus pauvres, le ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale togolais a, lors du conseil des ministres du mercredi 9 décembre dernier, a présenté une communication relative à ce projet d’identification biométrique des personnes physiques au Togo. Communication que le conseil a examinée.

Ce projet conformément à l’axe 1 de la feuille de route gouvernementale, contribuera à renforcer l’inclusion nationale en attribuant gratuitement un numéro d’identifiant unique (NIU) à tout résident sur le territoire national. Il facilitera l’accès aux services sociaux de base ; aux services publics et aux services délivrés par le secteur privé (banques ; assurances etc.)
Il s’agit d’une nouvelle étape de la stratégie nationale de digitalisation et de modernisation de l’action publique qui vise à faire rentrer le Togo dans la sphère des pays ouest-africains où les procédures administratives sont dématérialisées.

Cette communication ouvre donc la voie à la poursuite des travaux de préparation technique visant notamment à finaliser l’opération validation de l’agence en charge de l’identification ; choisir la solution technique et définir un plan de déploiement.
En ce sens, le gouvernement a cherché, à travers le ministère de l’Economie numérique et de la transition digitale, a recruté un responsable administratif et financier, un architecte technique, et un spécialiste en développement social pour l’Unité de gestion de projet (UGP) du Projet WURI Togo.

Ainsi ces derniers sont placés sous la supervision du Coordinateur du projet, en vue de la satisfaction des dispositions légales et réglementaires au plan national mais aussi des exigences de la Banque mondiale, le principal financier du projet. Le Coordinateur se charge aussi du respect des engagements du projet sur le plan des sauvegardes environnementales et sociales comme détaillées dans le Plan d’Engagement environnemental et Social (PEES), le Plan de mobilisation des parties prenantes, et les Procédures de gestion de la main duvre (PGMO) ; et de la supervision du dispositif de gestion des plaintes du projet.

En amont…

Le 28 avril dernier, la Banque mondiale approuvait un financement pour faciliter l’accès aux services à des millions de personnes, en particulier aux femmes et aux catégories sociales les plus pauvres. Le Programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI), précisait la Banque, aidera à mettre en place des systèmes d’identification de base qui incluent toute personne présente physiquement sur le territoire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) indépendamment de sa nationalité, de sa citoyenneté.

Ce financement est destiné à la deuxième phase du programme WURI qui inclut le Togo et trois autres pays, à savoir le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, et concerne environ 65 millions de personnes, souligne la Banque mondiale. Et de rappeler que « Chaque pays mettra en œuvre son système d’identification de base, selon ses besoins, et utilisant un nombre limité de critères pour assurer une identification unique pour chaque individu ». Le programme WURI aidera à renforcer les cadres juridiques et institutionnels et établira des systèmes d’identification de base robustes.

La place de l’environnement

La décision de la Banque intervenait au moment où le Togo commandait la réalisation dune évaluation environnementale et sociale, étape indispensable à l’adoption du projet d’identification unique. L’objectif étant, entre autres, que les parties prenantes, notamment la société civile, soit consultée ; et que les données collectées, et analysée, soient fournies. Une stratégie de mise en œuvre basée sur le Plan de gestion de l’évaluation environnementale et sociale, s’appuyant sur les conclusions et les recommandations de l’étude, et décrivant les mesures prises pour faire face aux risques et autres contraintes, devrait être identifiée.

Des avantages concrets…

Officiellement, l’identification biométrique consistera à attribuer à toute personne physique de nationalité togolaise, ou résidant au Togo, un numéro d’identification unique (NIU) sur la base de ses données démographiques et biométriques. Au total, 8 millions de personnes sont visées sur le territoire togolais, assure-t-on. Cela servira, entre autres, à la mise en place dun registre social unique et la couverture maladie universelle, la mise à jour simplifiée du fichier électoral, le suivi administratif du citoyen, explique la présidence togolaise.

Par rapport à la sous-région, on estime que le processus a pris de l’avance au Togo. Pendant que la Banque mondiale misait sur la Côte d’Ivoire et la Guinée Conakry. Selon Kanka-Malik Natchaba, alors coordonnateur de la Cellule présidentielle d’exécution et de suivi des projets prioritaires (CPES), le projet « est aujourd’hui à une phase de pré-démarrage. C’est-à-dire que les études sont achevées, le choix du prestataire est quasi- ment finalisé et la stratégie est définie par les autorités ».

Un recensement biométrique de la population, annoncé dans le cadre du projet d’identification nationale « e-ID Togo », va bientôt amorcer son démarrage, affirmait la présidence.

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Le Nouveau Reporter
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