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Lomé
27 septembre 2021
Le Nouveau Reporter

Enseignement supérieur : le CEPES, à la veille de l’implosion?

Au Conseil des Établissements Privés d’Enseignement Supérieur (CEPES), le courant semble ne pas bien passer, comme le constate “Lemessager actu” qui estime que si jusqu’à aujourd’hui, rien ne montrait clairement un malaise entre certains membres du Bureau Exécutif du CEPES, il faut avoir l’humilité de reconnaître que la lumière prend une fois encore le dessus sur l’obscurité.

Le confrère note que dans le cas d’espèce, cette lumière qui fait jour, résulte du flou qu’aurait entretenu la lettre de démission du Trésorier Général du Conseil des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (CEPES). Certains insinueraient même les probables intentions qui seraient cachées derrière cette lettre attribuant la non organisation pour l’instant de la nouvelle Assemblée Générale du CEPES. Comme si c’est de la volonté unique ou délibérée du Président du Conseil, monsieur Marcel Macy Akakpo.

En effet, dans sa correspondance en date du 23 juillet 2021 à l’attention de son Président et diffusée par voie de presse, le Trésorier Général monsieur Charles Birregah soutient sa démission par la non effectivité de la nouvelle Assemblée Générale du CEPES. Occultant des réalités qui s’imposent au Bureau Exécutif du CEPES et particulièrement le mandat donné à l’actuel Bureau de poursuivre son travail et d’organiser comme cela se doit la prochaine Assemblée Générale du Conseil.

Initialement prévue pour le 24 juin dernier, l’Assemblée Générale du CEPES n’a pas pu se tenir tout simplement parce que le Commissaire aux Comptes dans un courrier en date du 11 juin 2021 a demandé un report suite à certaines difficultés rencontrées dans le cadre de sa mission.
« Je voudrais par cette présente vous faire part de certaines difficultés rencontrées dans ma mission. En effet, j’ai eu des difficultés pour rencontrer en personne, Monsieur le Trésorier élu en AG jusqu’à ce jour. Etant entendu que je dois apurer les comptes et avoir des explications sur certains points du rapport afin de se faire une opinion sur la gestion du CEPES, il me parait difficile de pouvoir le faire avant le 24 juin 2021 » avait écrit monsieur Damawouzan M. K. Simplice, le Commissaire aux Comptes au Président du CEPES.

Le confrère note qu’ à la connaissance de cette correspondance du Commissaire aux Comptes, tenir le raisonnement que c’est le Président du CEPES qui ne voudrait pas d’une tenue de l’Assemblée Générale statutaire ? N’est-ce pas faire preuve de cécité et d’immoralité que de vouloir faire endosser le report de l’Assemblée Générale et bien plus insinuer tout tristement que quelqu’un souhaiterait s’accrocher à un poste même présidentiel sans solde ?

En application de l’article 8 du Règlement Intérieur du CEPES
Faisant référence au Règlement Intérieur du CEPES en son article 8, le Commissaire aux Comptes, monsieur Damawouzan M. K. Simplice rappelle à qui de droit que « l’adoption des rapports moral et financier donne droit, en l’absence de toutes irrégularités, au quitus de l’Assemblée Générale au Bureau Exécutif sortant, sur approbation du Commissaire aux Comptes. Par contre toute irrégularité constatée dans la gestion au cours du mandat du bureau sortant, peut motiver l’Assemblée Générale à commanditer un audit interne des biens du CEPES ».

« Aussi vous demanderais-je de bien vouloir reconsidérer la date du 24 juin 2021, pour nous permettre de bien faire notre travail » a affirmé Damawouzan M. K. Simplice, le Commissaire aux Comptes dans sa correspondance du 11 juin 2021 au Président du CEPES.

Dans ces conditions, le confrère se demande à savoir la question de savoir la marge de manœuvre qu’aurait encore le Président du CEPES à s’obstiner à tenir l’Assemblée Générale du 24 juin dernier en toutes violations des textes et procédures au sein du CEPES ?

Le report de l’Assemblée Générale du 24 juin 2021 ne serait-il pas imputable plutôt au Trésorier Général du CEPES, faute d’avoir ménagé son emploi du temps pour recevoir et échanger avec le Commissaire aux Comptes et ainsi permettre à ce dernier d’« apurer les comptes et avoir des explications sur certains points du rapport afin de se faire une opinion sur la gestion du CEPES » ?