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Lomé
24 septembre 2022
Le Nouveau Reporter

Etat d’urgence sécuritaire : les députés confortent les FDS dans la lutte qu’elles mènent

Dès leur retour à l’hémicycle pour la deuxième session ordinaire de l’année 2022, les députés togolais s’attaquent aux dossiers brûlants. Pour un problème sécuritaire comme celui que vite notre pays, Yawa Djigbodi Tsègan, la présidente de l’Assemblée nationale et ses collègues ne perdent pas une seule minute. C’est l’intérêt supérieur de la nation qui est en jeu.
Le gouvernement a sollicité et obtenu de l’Assemblée nationale une prorogation de l’état d’urgence sécuritaire dans la région des savanes pour une durée de 6 mois supplémentaires. Ceci conformément aux dispositions de la constitution togolaise. En effet, la constitution autorise le chef de l’Etat à décréter l’Etat d’urgence ; mais dès que sa durée excède trois mois, il revient à l’Assemblée nationale de se prononcer.
Pour mémoire, l’Etat d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes avait été déclaré le 13 juin 2022. Son échéance de trois mois est donc fixée au 12 septembre à minuit. Il était donc nécessaire que les élus du peuple se prononcent sur sa prorogation. C’est désormais chose faite. Notre pays fait face, comme l’ensemble de notre sous-région, à une accentuation de la menace des groupes armés terroristes. Les attaques meurtrières et lâches se sont multipliées ces dernières années. L’Etat d’urgence sécuritaire a pour objectif de permettre aux autorités, notamment administratives, d’agir en prévention pour protéger les populations. Ils ont à leur disposition des moyens qui vont au-delà des pouvoirs classiques mais qui restent encadrés par les lois et règlements en vigueur dans notre pays.
Le gouvernement est conscient que la réussite de la riposte contre les groupes armés terroristes passe par la collaboration avec les populations. C’est pour cela que les premiers mois de l’Etat d’urgence sécuritaire ont été mis à profit pour sensibiliser les populations et les mobiliser pour qu’ils adaptent leurs habitudes à la situation nouvelle ainsi créée par le décret.

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Force est de constater que les populations de la région ont fait preuve d’un courage et d’un patriotisme extraordinaire face aux attaques. Par ailleurs, elles se sont montrées déterminées à respecter les consignes données par les autorités administratives et militaires, facilitant ainsi les missions nécessaires à la sécurisation. Dans le discours prononcé au nom du gouvernement, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Damehame Yark n’a pas manqué de féliciter ces populations et de les encourager à maintenir leur attitude de franche collaboration avec les Forces de défenses et de sécurité (FDS). Dans le même discours, le ministre de la Sécurité est revenu sur les actions prévues dans le Plan d’urgence pour le renforcement de la résilience des populations de la région des Savanes. Il a présenté l’esprit de ce plan d’urgence qui est simple : « renforcer l’accès aux services sociaux de base afin de réduire leur vulnérabilité face aux chocs ».
Ce plan est l’autre volet de la réponse apportée par le gouvernement sous le très haut leadership du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. En effet, dans la vision du chef de l’Etat, la réponse ne saurait être uniquement sécuritaire, elle doit aussi comporter un fort volet social. Les parlementaires, sensibles aux arguments présentés, ont accordé au gouvernement la prorogation de l’Etat d’urgence sécuritaire pour une durée de six mois.
Ces six mois permettront une poursuite des actions de terrain et de l’évaluation de l’impact des mesures envisageables. Ces décisions pourront être ajustées si nécessaire dans la mesure où la session parlementaire se poursuit pendant au moins six mois. Le gouvernement a exprimé sa satisfaction et a remercié les députés pour leur mobilisation. Il a rappelé que face à cet ennemi, les institutions seront debout pour donner aux FDS tous les moyens juridiques et matériels pour défendre l’intégrité de notre territoire conformément à la vision du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.

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