26 C
Lomé
30 novembre 2020
Le Nouveau Reporter

Interview avec Aymane Gbadamassi: l’éducation civique et environnementale à l’école, son combat

Nombreux sont ces jeunes qui militent en vue de la réussite des jeunes et afin de sauver, par ailleurs, notre planète. Dans ce sens, ces derniers, multiplient les actions et innovent. La protection de l’environnement, le droit de l’homme et celui des enfants ou la citoyenneté.. sont entre autres sujets qui guident leurs actions. Au nombre de ces jeunes, un activiste du climat, Ayman: Gbadamassi, coordonnateur du programme Mois de l’écocitoyenneté (MEC). Il milite pour l’intégration au programme scolaire, l’éducation civique et environnementale. Nous l’avons approché pour en savoir plus. interview.

Bonjour. Présentez-vous à nos différents lecteurs?

Je m’appelle Aymane Gbadamassi, je suis activiste climat et coordonnateur du programme Mois de l’écocitoyenneté que nous appelons communément le MEC

Qu’est concrètement le MEC et quelles sont ses actions?

Le mois de l’écocitoyenneté #MEC est un programme environnemental qui a pour mission d’éduquer les élèves sur les notions de protection de l’environnement notamment sur la gestion des déchets plastiques et d’équiper les écoles d’outils nécessaires pour une meilleure gestion de ces déchets. Nos actions passent par la sensibilisation des apprenants qui deviennent des ambassadeurs du programme, le concours de l’école la plus écocitoyenne qui a pour but de primer les meilleurs élèves et l’installation des club-environnement et des éco-poubelles dans les établissements.

Depuis que ce programme est lancé, quel est le résultat obtenu aujourd’hui ?

Le résultat est plus que satisfaisant puisqu’au niveau de notre cible (les élèves), c’est près de 15000 personnes qui ont été déjà sensibilisées et dont les mauvais comportements changent. En fait pour nous, 15000 élèves, c’est toute une génération. Grâce également au soutien de l’Institut Africain d’Administration et d’Etudes Commerciales (IAEC), nous avons offert au total près de 10millions en bourses d’études aux meilleurs élèves du baccalauréat parce que nous estimons que le secteur de l’environnement doit être autant ou même plus valorisé que celui de la mode ou du sport. Des attestations et trophées ont été également décernés aux responsables d’établissement afin d’encourager leurs efforts en matière de promotion des valeurs citoyennes. Actuellement, nous sommes à pied d’œuvre dans le but d’installer des clubs environnement et des éco-poubelles dans les écoles déjà touchées par notre programme. J’en profite aussi pour saluer les efforts du gouvernement et du Réseau Africain pour la Formation, la Science et l’Emergence de Talents (RAFSET) avec qui nous venons de signer un accord de partenariat dans le but de poursuivre nos activités.

Quels sont les établissements scolaires avec lesquels vous travaillez au Togo?

Nous comptons implanter notre programme dans toutes les écoles du Togo mais pour le moment, nous avions touché : LYCEE ABLOGAME – LYCEE D’AGOE – LYCEE DE TOKOIN 1 – LYCEE DE KODJOVIACOPE – LYCEE DE KLIKAME – CEG DJIDJOLE – CEG ATTIKPA KAGOUNOU – INFA DE TOVE

Depuis un certain temps, vous vous êtes lancés dans la sensibilisation autour civisme et de la citoyenneté. Surtout l’éducation civique et environnementale à l’école. Qu’en est-il exactement ?


Avant les années 90, notre capitale était considérée comme l’une des villes les plus propres de la sous-région d’où le nom de “Lomé la belle”. Que s’est-il passé pour que ça change 30 ans après? Je pourrai citer une dizaine de causes mais pour moi, l’une des plus importantes est rattachée à l’éducation. Ceci étant, l’éducation civique et environnementale doit être plus qu’une matière enseignée à l’école afin qu’on reprenne nos vieilles habitudes citoyennes. Notre vision est d’arriver au zéro déchet plastique dans toutes les écoles du Togo d’ici 2027. Si les choses sont telles qu’elles sont aujourd’hui, c’est parce que nous (citoyens, OSC, société étatique et non étatique, Chef de l’État) avons manqué à notre engagement citoyen parce qu’une ville ou un pays propre est la responsabilité de tout le monde. C’est donc primordial de nous rappeler de cette cité que nous togolais devons de bâtir, dans la salubrité…

Pourquoi cette exigence de votre part? Un constat ou une nécessité ?

Une nécessité, bien évidemment. J’aime bien dire que si l’écocitoyenneté était un comprimé, il serait le médicament le plus prescrit en ce siècle.

Un mot à l’endroit de tous ceux qui vous suivent ou qui peuvent être amenés à vous suivre ?

On a aucun pouvoir sur ce qu’on a fait, on ne peut changer que ce qu’on va faire. Merci au journal lenouveaureporter pour l’interview, à Bras Ouverts Luna et à tous nos partenaires. J’invite également tous les Togolais à nous rejoindre dans cette lutte parce que notre succès ne peut être atteint que par le couronnement de tous dans une action générale et coordonnée.

Propos recueillis par la Rédaction

Lire aussi: l’environnement