25.1 C
Lomé
10 août 2022
Le Nouveau Reporter

La chute des prix du pétrole entraine la monnaie nigériane (naira) dans la dépression à cause du coronavirus

« La pandémie du Covid 19 n’a pas de passeport » affirmait il y’a quelques jours le président français Emmanuel Macron. L’impact de cette maladie lui donne raison. L’économie, le sport, l’emploi, le tourisme, et pleins d’autres secteurs autres que celui de la santé ont été touchés. Ainsi avec la chute du prix du pétrole à cause du coronavirus a impacté aussi la monnaie nigériane, le naira.

Les statistiques sont révélatrices, depuis  l’apparition du virus pour la première fois en Chine à la fin de l’année dernière, le naira s’est affaibli de 1,3% sur le marché au comptant à 366,63 pour un dollar américain. La baisse de la devise s’est accélérée en février, lorsque les réserves ont chuté de plus de 4,5% pour atteindre 36,1 milliards de dollars.

Lire aussi : USA : face au coronavirus, Google et Twitter se réorganisent

L’indice boursier du Nigeria (Bourse de Lagos) a chuté de 1,8% jeudi, portant sa baisse au cours des cinq derniers jours à plus de 12%. Ce qui a entraîné la jauge à des niveaux observés pour la dernière fois début 2016 et par conséquent un creuset dans les réserves du pays.

Godwin Emefiele, le gouverneur de la Banque centrale du Nigéria, a utilisé, depuis le mois de juin  dernier près d’un quart des réserves du pays pour maintenir la stabilité du naira. Le patron de la banque centrale a également restreint l’accès des importateurs aux devises fortes et intensifié la vente de la dette publique à haut rendement connue sous le nom de factures OMO.

La banque pourrait opter pour davantage contrôler  les capitaux afin de soutenir  le naira. D’ailleurs, le président nigérian, Muhammadu Buhari, avait plaidé pour un plan de stabilité monétaire afin de relancer les industries locales.

Découvrir aussi : Football : le coronavirus menacerait-il le match Togo-Egypte ?

Le gouverneur  avait  promis de maintenir le naira stable, affirmant fin novembre que la baisse des réserves n’était pas un sujet de préoccupation. « Nous n’hésiterons pas à déployer des mesures supplémentaires pour protéger l’économie nigériane des  chocs exogènes », a-t-il déclaré mercredi lors d’une conférence à Abuja.

À noter que les ventes brutes représentent environ la moitié des recettes publiques nigérianes et 90% des exportations du pays. Actuellement 1 Naira équivaut 1,59 Franc CFA.