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Lomé
25 octobre 2021
Le Nouveau Reporter

L’AUSEP demande la prise d’une loi portant protection des citoyens contre la vaccination obligatoire en période d’état d’urgence sanitaire au Togo

La vaccination contre covid-19 a été rendue obligatoire de façon insidieuse par le gouvernement togolais. Ce qui fait réagir l’association des usagers du service public togolais (Ausep).

Cette organisation dirigée par Kampatibe Kariyiare dénonce la cacophonie sur la présentation du Pass vaccinal devant les bâtiments des services publics et appelle le gouvernement à opérationnaliser l’agence nationale d’indemnisation des accidents médicaux et post vaccinaux à travers un communiqué à travers lequel l’AUSEP demande la prise d’une loi portant protection des citoyens contre la vaccination obligatoire en période d’état d’urgence sanitaire au Togo et la création d’une agence nationale d’indemnisation des accidents médicaux.

Le communiqué relève que c’est depuis le 06 mars 2020 que les populations togolaises font face à une situation inédite faite de larmes et de désespoir, que dire de mal vivre, suite à l’avènement du COVID-19.
Dans cette lutte effrénée contre cette nouvelle pandémie, une loi d’habilitation est votée en mars 2020 par le parlement. L’état d’urgence sanitaire est décrété le 1er avril 2020 avec son lot quotidien de restrictions des libertés individuelles et collectives, d’abus des droits humains et d’atteintes à la vie, de vie chère ou d’interrogations légitimes sur l’avenir, etc,

Les membres de l’AUSEP appellent le conseil scientifique et le gouvernement, qui grâce à l’obligation vaccinale insidieusement distillée dans la société togolaise poursuit sa randonnée à la grande satisfaction du conseil scientifique et du gouvernement au mépris des droits des citoyens, depuis le Conseil des ministres du 09 septembre 2021 et la prolongation de l’état d’urgence sanitaire par l’Assemblée nationale le 14 septembre 2021.

Ceux-ci s’indigne contre la position de l’Assemblée nationale, qui est plus proche du gouvernement que des populations qu’elle est censée défendre et protéger. Selon eux le suivi parlementaire de l’action gouvernementale est quasi inexistant et le parlement est totalement aphone devant plusieurs cas de corruption, de mauvaise gouvernance et de violations des droits et libertés des citoyens.

« Les critères d’un parlement démocratique (transparence, ouverture, responsabilité, efficacité, redevabilité) définis par l’Union interparlementaire sont loin d’être une réalité au Togo. La banalisation de l’état d’urgence sanitaire semble avoir le vent en poupe. Il s’ensuit une course effrénée à la vaccination pour une population abandonnée par ses institutions protectrices : médiateur de la République, la Cour constitutionnelle, la CNDH, l’Assemblée nationale, la Cour suprême » ont-ils indigné.

Les demandes de l’AUSEP à l’égard du gouvernement

A l’égard de ses exigences, l’AUSEP demande la publication du règlement intérieur et des avis du conseil scientifique, la mise sur pied d’une stratégie vaccinale personnalisée prenant en compte les contre-indications médicales anti COVID-19, la création d’une agence nationale d’indemnisation des accidents médicaux et post vaccinaux, la prise d’une loi portant protection des citoyens contre la vaccination obligatoire en période d’état d’urgence sanitaire au Togo.

La création d’une commission spéciale parlementaire chargée du suivi de l’état d’urgence sanitaire ou son annulation. La prise des mesures contre la vie chère. Et pour finir les membres de l’AUSEP demande la relecture intégrale du code de la santé publique au Togo et la prise d’une loi portant protection des droits des malades.