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Lomé
6 mars 2021
Le Nouveau Reporter

« Le Riz de la coopérative Femmes vaillantes d’Anié » se vend

Grâce à la production d’un riz de qualité, la coopérative « Les Femmes vaillantes d’Anié » prospère et fait parler d’elle. Créée en 2007 par douze (12) femmes à Anié, la coopérative a réussi en quelques années à tripler son rendement. Résultat : aujourd’hui, elle produit jusqu’à 800 kilogrammes de riz étuvé par semaine, sans aucune perte. Ce, grâce à l’étuveuse qui lui a été offerte par le Projet de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), qui a également formé la coopérative en technique de production de riz étuvé de qualité supérieure.

« Avant, on faisait de l’étuvage en versant directement du riz non décortiqué dans une marmite remplie d’eau, ce qui occasionne beaucoup de pertes et de résidus », explique madame Ebiro Kadokalih, présidente de la coopérative. « Mais aujourd’hui, nous avons une vraie étuveuse qui nous permet d’avoir un riz sans brisure et plus propre », se satisfait-elle.

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Un emballage soigné qui attire même les clients de loin

Grâce au joli emballage et surtout le goût de son riz, la coopérative a de plus en plus de clients qui viennent même de loin. « Nous livrons surtout à la maison des sœurs religieuses d’Anié et avons de plus en plus de clients qui viennent de Lomé, la capitale », confie Ebiro Kadokalih.

« Je n’achète plus que le riz des Femmes vaillantes que j’ai découvert à Anié il y a deux (02) ans et dont j’apprécie la qualité et le goût », souligne sœur Georgette, la doyenne de la Maison des sœurs franciscaines d’Anié. « J’aide aussi la coopérative à fournir beaucoup d’autres congrégations qui me le demandent lorsqu’elles goûtent le riz chez moi », conclut-elle.

Un riz, garant de la paix et de la stabilité au foyer

Grâce à cette coopérative, les douze (12) femmes arrivent à subvenir aux besoins de leur famille. Elles assurent surtout la scolarisation de leurs enfants.

« Je suis veuve et arrive enfin à prendre en charge ma famille », assure dame Kadokalih, avant de confirmer : « J’arrive surtout à payer l’école pour tous mes enfants ».

Il faut souligner que le PPAAO est financé par la Banque mondiale à hauteur de 32,8 millions de dollars. Il a déjà appuyé dix (10) coopératives d’étuvage de riz gérées par des femmes. Ce projet a eu un impact direct dans la vie de 227.000 Togolaises.