Récépissé N° 0010/HAAC/12-2020/pl/P

« Notre syndicat n’est pas un saboteur », assure le S.G. du Synphot avec preuves

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Dans un récent communiqué, le Syndicat des praticiens hospitaliers du Togo (Synphot), s’est rétracté par rapport au mouvement de grève annoncé pour le 11 août par les syndicats du CHU-Campus. Accusé de « déserteur », le Synphot dément et s’explique, par la voix de son secrétaire général, Dr Gilbert Tsolenyanu. Dans une déclaration, dont Le Nouveau Reporter a possession, le responsable syndical assène: « Notre syndicat n’est pas un saboteur et je nous prie d’avoir la quintessence des informations avant de juger ».

« Le Synphot n’est pas un syndicat anarchiste et évoluant illégalement.
Nous avons toujours respecté les lois en vigueur dans notre pays relatif aux textes régissant le monde du travail. Tous les mouvements initiés et engageant l’ensemble des agents de santé fonctionnaires comme contractuels ont été toujours lancés sous le Décret N°91-167 du 31 mai 1991 portant organisation de la grève. Ce décret stipule que le préavis de grève compte 10 jours francs pour les agents relevant de la fonction publique », rappelle le Secrétaire général du Synphot.

Le Code du travail, poursuit-il, « en son art. 270 parle de 5 jours francs pour le privé et les agents engagés sous ce code. Cependant pour protéger tous les travailleurs et éviter que certains ne soient sanctionnés pour grève illégale et faute grave, le Synphot depuis 2005 a toujours initié des actions avec le décret n° 91-167 qui protège tous les agents fonctionnaires comme contractuels ».

« Il y a eu un léger dysfonctionnement.
Avant toute action, les BEL doivent informer le BEN pour que tous les contours soient étudiés conformément au cadre légal. Le PF du CHU-campus n’a pas pris part à la rédaction du préavis, lorsqu’il a été saisi pour signature il a relevé les irrégularités et a essayé de contacter un membre du BEN sans succès. Il a tout de même signé du fait de la pertinence des points soulevés.
C’est sur les réseaux sociaux que le BEN a comme tout le monde pris connaissance du contenu du préavis comme tout le monde, nous avons marqué notre soutien au fond mais avons fait remarquer le souci de la forme », fait comprendre le Synphot.

« L’explication a été faite et comprise, mais certaines personnes tenaient forcément que l’action soit menée, et ne voulaient pas admettre les irrégularités. Le Synphot n’est pas là pour mettre en péril le travail de ses membres. Nous défendons leurs droits. Le Synphot a déjà rétabli des agents licenciés injustement dans leurs droits, fait rapporter des affectations illégales… Et je fais économie de tout ce que nous avons obtenu ensemble en 15ans d’existence. Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir aidé à chaque fois sortir des pièges qui nous sont tendus. Le BEN a contacté les autorités, le lendemain du préavis et le matériel de protection a été donné hier comme l’ont attesté tous les syndicats qui ont été reçu par la direction du CHU-campus », note Gilbert Tsolenyanu.

« Nous ferons des propositions pour que ces ruptures de matériel de protection qui mettent en danger les agents de santé cessent dans tous les centres de santé. Le point sur la prime spéciale covid 19 et l’assurance vie pour la période d’état d’urgence est discuté et a été reprécisé aux autorités. Les camarades du CHR LC redéployés qui n’ont pas encore reçu le reste, ou leur honoraires d’exercice, seront payés entre les 13 et 21 Août 2020 », a-t-il argumenté.

Pour la circonstance, le Synphot a annoncé une réunion cet après-midi à 15 heures précises.

Lire aussi : Covid-19 : le Synphot au cœur de la lutte

Le Nouveau Reporter
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