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Lomé
8 août 2022
Le Nouveau Reporter

Pronostics presque ratés sur l’Afrique : et si le « coronavirus était une maladie de la pyramide des âges » ?

Le coronavirus continue de frapper et malgré les lueurs relatives à quelques tests de médicaments et autres recherches, bien malin qui pourrait dire aujourd’hui, à quand la fin. Wuhan (Chine), était le point de départ de la propagation du virus qui a gagné presque toute la planète. Et depuis, il existe de place pour toutes sortes de pronostics, toutes les prédictions qui peignent surtout des tableaux sombres. Au rang de ces oiseaux de mauvais augures, sinon « ces prédicateurs noirs », se trouvent l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et certains experts qui ont annoncé l’apocalypse au sujet de l’évolution de la pandémie en Afrique. Leslie Varenne, directrice de l’Institut de veille et d’étude des relations internationales et stratégiques (Iveris) a fait une analyse de la situation publiée par l’agence de presse Sputnik et reprise par le mondeafrique.com.  Et l’Ivoirien Gauz vient porter le coup de grâce à ces assoiffés de la bourrasque, version africaine.

 « L’effet pangolin : la tempête qui vient d’Afrique ? », tel est l’intitulé d’une note diplomatique en provenance du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS), un centre directement rattaché au ministre français des Affaires étrangères. Elle a fait couler salive et encre ces derniers jours.

Regard étranger et déconnecté sur l’Afrique…

L’ « onde de choc » prophétisée par ses auteurs misant sur un « nombre trop élevé de décès », tarde à se produire.

Plus tard, alors que la propagation du virus ne grimpait toujours pas en flèche, à rebours des annonces des cassandres, le secrétaire général de l’Onu déclarait que « la maladie est en train de se développer rapidement aussi en Afrique, il faut une mobilisation gigantesque ». Sans cette mobilisation internationale, sans cette « priorité absolue », António Guterres craignait donc qu’il y ait « des millions de morts ».

Un regard africain sur le Coronavirus en Afrique

Point besoin de rappeler toutes les analyses et discours qui n’avaient, a priori, que pour but de foutre une peur bleue, capable elle-seule de donner la mort aux Africains. Point besoin, aussi, de revenir sur tout le lever de bouclier que ces opinions et regards ont suscité et suscitent. En revanche, il serait très à-propos de faire quelques portions de la chronique de l’écrivain ivoirien Gauz, paru fraîchement dans les colonnes de Jeune Afrique.

« En raison de l’âge de la population en Occident, le coronavirus y est un problème très grave. il pose un défi civilisationnel, et questionne son mode de vie, sa société. L’Afrique n’est pas concernée de la même façon pour la simple raison que, depuis soixante ans, l’incurie de ses hommes politiques, l’avidité des places financières, les foutaises des plans d’ajustement dits structurels, toutes les ambitions à la petite semaine d’aventuriers sans foi ni loi ont déjà fait le travail : il n’y a plus de vieux à tuer sur ce continent », assène le chroniqueur, qui prend soin d’enseigner ceci : « Le problème se pose en termes bien différents, selon que l’on habite à Paris ou Abidjan. Il est temps que nos dirigeants fassent preuve d’indépendance et d’originalité, et proposent enfin une véritable éducation populaire ».

« C’est le moment de ressortir la pyramide des âges….le coronavirus est une maladie de la pyramide des âges, et les angoisses de Chamalières ne sont pas véritablement celles de Guibéroua ! », souligne avec emphase Gauz.

Une maladresse – simplement – qui veut que toute l’Afrique soit logée à la même enseigne. Pourtant 55 États, c’est presqu’autant d’imprégnations du virus et autant d’approches pour comprendre et cerner le mal en Afrique. Alors une hécatombe africaine…Qui vivra, verra !