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Lomé
27 septembre 2021
Le Nouveau Reporter

RDC/Parc de la Salonga : le président Félix Tshisekedi a décidé d’annuler tous les blocs pétroliers

Des blocs pétroliers avaient été attribués à des compagnies pétrolières par l’ancien président Joseph Kabila, chevauchant le parc national de la Salonga et autours des tourbières de la cuvette centrale. Des organisations comme Greenpeace Afrique avaient demandé leur annulation. D’ailleurs, les communautés sont contre cette exploitation pétrolière. Finalement, leurs voix semblent être entendues.

« Une décision du président Félix Tshisekedi d’annuler tous les blocs pétroliers du parc de la Salonga doit être suivie d’une décision annulant les blocs pétroliers du parc des Virunga et du reste de la région de la Cuvette Centrale. Ce sont de vastes zones riches en biodiversité qui fournissent de l’eau potable, la sécurité alimentaire et des médicaments aux communautés locales et qui rendent des services environnementaux à l’humanité », explique Irene Wabiwa Betoko, chef de projet international pour la forêt du bassin du Congo.

Le parc national de la Salonga est la plus grande réserve de forêt tropicale humide d’Afrique, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1984. Le parc joue un rôle fondamental dans la régulation du climat et la séquestration du carbone.

Abritant de nombreuses espèces endémiques menacées telles que le chimpanzé pygmée (ou bonobo), l’éléphant de forêt, le crocodile africain au museau effilé et le paon du Congo, le parc de la Salonga avait été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1999 en raison de pressions telles que le braconnage, la déforestation et une mauvaise gestion.

En outre, le gouvernement de la RDC a par la suite délivré des licences de forage pétrolier qui ont empiété sur la zone protégée, constituant une menace pour le site riche en faune.

Cet article est rédigé en collaboration avec l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), organe subsidiaire de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Initiative jeunesse de lutte contre les changements climatiques rendue possible grâce au soutien financier du gouvernement du Québec.

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