24.1 C
Lomé
29 juillet 2021
Le Nouveau Reporter

Responsabilité sociétale : FAN COCO redonne vie aux déchets de noix de coco

FAN COCO, une startup béninoise, désireuse de protéger l’environnement, et surtout de réduire l’impact des activités commerciales sur l’environnement, valorise les déchets issus de la consommation du coco. Un bon exemple en termes de responsabilité sociétale des entreprises.

L’activité de la startup était de mettre sur le marché du jus de coco en bouteille, naturel et conservé pendant quelques mois. Le pari a été réussi en 2015. Mais la startup a remarqué que les coques de noix de coco polluent l’environnement sur plusieurs années avant de se dégrader. En saison des pluies, les coques de noix de coco dans la nature deviennent des réceptacles d’eaux dans lesquels se développent des larves de moustiques, favorisant ainsi la propagation du paludisme.

« Depuis mars 2019, nous avons entamé la valorisation des déchets de coques de noix de coco en les transformant en des produits consommables afin de leur redonner vie. Nous collectons, nous trions et nous transformons les déchets des noix de coco en des produits tels que : les bols, les tasses, les verres, les porte-fruits et légumes, les bouteilles, des lanternes modernes électriques, des portes savons etc. », explique Chérif Dine Akedjou, consultant en entrepreneuriat et innovation, promoteur de la start-up FAN COCO.

« Cette valorisation des déchets issus de la consommation de noix de coco revêt une double importance : d’un côté, elle est perçue comme une réponse efficace, sanitaire et écologique à la durabilité des déchets de coques de noix de coco (capables de faire 12 années dans la nature avant de se dégrader) », dit-il.

« De l’autre côté, la transformation des déchets de coques de noix de coco permet de mettre à la disposition de la population des produits naturels et écologiques comme par exemple des contenants naturels et biodégradables en coques de noix de coco utilisés dans l’industrie de la cosmétique, en remplacement des contenant en plastiques », ajoute le promoteur de FAN COCO.

Cet article est rédigé en collaboration avec l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), organe subsidiaire de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Initiative jeunesse de lutte contre les changements climatiques rendue possible grâce au soutien financier du gouvernement du Québec

Lire aussi : Concours champions de l’environnement 2021 : la lauréate Tchitri Tatiana interpelle sur les impacts de la pollution numérique