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Lomé
16 août 2022
Le Nouveau Reporter

Suite à son article « Attaque djihadiste ou bavure militaire ? Des doutes sérieux sur le drame de Natigou », le Journal « Liberté » ne sera pas sanctionné

Nombreux sont les Togolais qui étaient attentistes de la décision de la la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), suite à son interpellation adressée au quotidien « Liberté » après la publication par le quotidien d’un article relatif aux récentes attaques qui ont endeuillé tout le Togo et particulièrement la préfecture de Kpendjal. Et surtout au lendemain du communiqué rendu public par les Forces Armées Togolaises (FAT) faisant acte de contrition et d’excuses auprès des familles éplorées. Plus de peur que mal! Le verdict de la rencontre entre la HAAC et le journal n’est pas salé.

Au cours de la 141ème séance plénière ordinaire, le président de la HAAC, TELOU Pitalounani a reçu ce mercredi 20 juillet 2022, le Directeur de Publication du quotidien Liberté. M. Médard AMETEPE. Celui-ci était accompagné de M. Godson KETOMAGNAN, journaliste au quotidien liberté.

Cette audition est conforme aux prescriptions des articles 36 et 37 de la loi organique relative à la HAAC, fait suite à la publication dans l’édition n° 3652 du 11 juillet 2022, d’un article intitulé « Attaque djihadiste ou bavure militaire ? Des doutes sérieux sur le drame de Natigou ».

« L’objet de cette audition pédagogique était de rappeler au journal la nécessité de respecter les règles professionnelles dans la publication des informations relatives aux attaques terroristes dans la Région des Savanes et s’inscrit dans la logique du communiqué que la HAAC avait rendu public le 19 mai 2022 en appelant les professionnels des médias au strict respect des dispositions du Code de la presse et de la communication et du Code de déontologie des journalistes. », indique un communiqué.

Le Président de la HAAC a saisi, une fois encore, l’occasion pour inviter les journalistes des organes de presse écrite, audiovisuels et en ligne à adopter une démarche prudentielle et, surtout, à recourir aux sources autorisées dans la diffusion ou la publication des informations relatives à la crise sécuritaire que traverse notre pays et au drame que vivent les populations de la Région des Savanes.