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Lomé
8 août 2022
Le Nouveau Reporter

Supposée exploitation du pétrole au Togo : va-t-on un jour arrêter de polluer la vie sociale avec ce débat ?

Cherchant désespérément des béquilles auxquelles s’accrocher, la Dynamique monseigneur Kpodzro (DMK) sort encore le sujet périmé portant sur la supposée exploitation du pétrole dans notre pays le Togo. Mais, on se demande jusqu’à quand des acteurs politiques ou de la société civile se serviront de cette affaire pour polluer la vie sociale ?
« En effet, la DMK ne comprend pas pourquoi un gouvernement qui selon la BCEAO exporte du pétrole (678,2 milliards de francs FCFA entre 2007 et 2020), ne dispose pas de réserves pour parer aux fluctuations du marché international », lit-on dans un communiqué rendu public par la DMK le 20 juillet 2022.
Ce sujet a été débattu à mainte reprise et les autorités compétentes, notamment celles du ministère des Mines et des Energies ont donné assez d’explications. Le sous-sol togolais en haute mer, regorge de gisements de pétrole. Des explorations ont déjà eu lieu avec la société pétrolière italienne ENI. Mais cela n’a pas permis d’aboutir à la profondeur suffisante pour exploiter.
Il semble que le gisement est très profond et que la société ENI avait dû abandonner l’exploration à mi-chemin, faute de moyens conséquents. Depuis, le Togo a lancé un nouvel appel d’offre pour recruter une société désireuse de financer l’exploration, mais, rien pour l’instant. Il faut aussi préciser que le gisement est à cheval entre le Bénin, le Togo et le Ghana qui partage les mêmes eaux. Cela suppose qu’une éventuelle exploitation exigera sans doute des concertations entre pays.
Selon les autorités, le Togo raffine du pétrole. Mais, il s’agit du pétrole de transit. C’est de la marchandise qui n’appartient pas à notre pays, même si le Togo perçoit des droits de douane et taxes. Si ces explications ne convainquent pas certains individus, ils n’ont qu’à mener des enquêtes et éclairer toute l’opinion, preuve à l’appui.
D’ailleurs, les autorités avaient affirmé être prêtes à organiser des sorties en haute mer pour les journalistes afin qu’ils puissent constater par eux-mêmes. Comment peut-on cacher une plateforme pétrole, un dispositif aussi imposant, au 21e siècle, avec tous les moyens technologiques dont on dispose ? La DMK et les autres acteurs politiques friands du sensationnel devraient chercher autre chose.