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Lomé
12 mai 2021
Le Nouveau Reporter

Suspension du vaccin Astrazeneca : le dernier mot revient au Pr Ekouévi Didier selon le Premier ministre

Depuis quelques jours des pays européens ont suspendu le vaccin Astrazeneca pour des problèmes constatés. Au Togo, c’est le contraire.

Le gouvernement n’est pas opposé à la suspension de la campagne de vaccination en cours contre covid-19 avec le vaccin Astrazeneca. Mais selon la première ministre Victoire Tomégah-Dogbé, si suspension devrait y avoir, ce sera sur avis du conseil scientifique dirigé par professeur Ekouévi Didier, rapporte le confrère de 24heurinfo.

Pour la cheffe du gouvernement « Le gouvernement n’est pas insensible aux évolutions constatées dans la vaccination dans le cadre de l’utilisation du vaccin Astrazeneca, mais je voudrais rassurer la population togolaise sur le fait que le conseil scientifique qui nous assiste depuis le début de la pandémie est saisi de manière permanente. Nous restons donc attentifs à toute recommandation que le conseil scientifique pourrait nous faire ».

Pour elle devant les députés ce mardi 16 mars 2021, l’objectif du gouvernement « reste la protection de nos compatriotes et nous le ferons avec un esprit de responsabilité aiguë ».

Notons avec le confrère que plus de 30 000 personnes ont déjà reçu le vaccin Astrazeneca dont la majorité vient du secteur de la santé. Et malgré le démarrage de la vaccination, la première ministre invite la population à poursuivre le port des masques dans les milieux publics et respecter la distanciation physique.

Le confrère constate qu’outre le Togo, d’autres pays poursuivent aussi la campagne de vaccination avec Astrazeneca. Reçu lundi sur une radio privée, le président du conseil scientifique avait déjà donné quelques indices sur la suspension ou non malgré l’élargissement de la liste des pays ayant suspendu la vaccination à titre préventif dont la France et l’Allemagne.

« La main sur le cœur, les Togolais doivent nous faire confiance. Le jour où il y aura un problème, on le dira aussi de façon transparente. J’ai un devoir de vérité vis-à-vis de mes concitoyens. Je ne subirai même pas de pression politique pour le dire. Si ce n’est pas bon, je le dirai. Personne ne peut venir me dire de ne pas le dire », a-t-il souligné.