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Lomé
1 octobre 2022
Le Nouveau Reporter

Togo : le covid-19 a mis 24,6% des entreprises à l’arrêt momentané

Tous les secteurs d’activité subissent de plein fouet les répercussions socioéconomiques de la crise sanitaire provoqué par le nouveau coronavirus. Elle a fragilisé beaucoup d’entreprises au Togo. S’accoudant sur une enquête, Le Medium dans sa parution n°393 du 26 mai 2020 soutient que « si la pandémie dure plus de 03 mois, plus de 92% des entreprises du secteur privé pensent ne pas pouvoir rembourser leurs prêts et plus de 84% estiment ne pas pouvoir payer les salaires ». Déjà, 24,6% des entreprises ont temporairement arrêté leurs activités.

« Une analyse plus approfondie de la baisse du chiffre d’affaires montre que plus de 34% des entreprises du secteur privé togolais ont vu leur chiffre d’affaires baisser de plus de 75%. Près de 62% des entreprises ont enregistré une baisse de plus de 50% de leur chiffre d’affaires contre seulement un peu moins de 13% qui ont vu leur chiffre d’affaires baisser de moins de 25% », précise l’hebdomadaire togolais.

Cela dénote selon lui, « de la fragilité du secteur privé togolais face à la pandémie du covid-19 ». C’est pourquoi « des mesures sont nécessaires pour soutenir le secteur afin de couvrir ne serait-ce que les coûts pour ne pas fermer totalement et donc aggraver la perte d’emplois et de revenus qui pourrait en résulter ».

Hôtellerie

« Plus de 55% des entreprises qui opèrent dans le secteur de l’hébergement et la restauration ont perdu au moins 75% de leur chiffre d’affaires. Cela découle de la fermeture des frontières aériennes et terrestres par lesquelles transitent les touristes et personnes qui viennent séjourner au Togo. Le fait que les hôtels soient vides a pour corollaire, la fermeture des restaurants dont les principaux clients sont les étrangers séjournant au Togo. Ces effets additionnés au couvre-feu qui oblige les restaurants à fermer puisque ne fonctionnant souvent que les nuits expliquent la forte baisse du chiffre d’affaires dans ce secteur. Par ailleurs, cette situation pourrait s’amplifier entraînant la précarisation de l’emploi en cas de persistance de la pandémie », craint Le Medium.

Le point

Avec les mesures prises par les administrations pour ne pas couler complètement, « les entreprises ont plus opté (53,8%) pour le travail à temps partiel. D’autres ont préféré arrêter temporairement leurs activités (24,6%), mettre en chômage technique leurs employés (21,3%) ou baisser leur production (13,3%). En revanche certaines entreprises ont licencié leur personnel (5,2%), ont changé d’activité (2,7%) ».