24.1 C
Lomé
29 juillet 2021
Le Nouveau Reporter

Togo/Produits de première nécessité : flambée des prix, consommateurs aux abois

L’ambiance n’est plus bon enfant dans les marchés entre les vendeurs et leurs clients au Togo. Cri, étonnement, explications, négociation vaine, déception… telle est l’ambiance dans les marchés. Les prix des produits de première nécessité connaissent une telle montée et ce depuis plusieurs semaines. La preuve ?

« Sur plusieurs marchés de référence de Lomé, le bol de gari passe de 600F à 1000F.CFA ; le haricot de 1500-1600 à 2000 F.CFA le bol ; le maïs de 500-550F à 600-650F.CFA le bol ; le riz de 1200F à 1400F.CFA le bol ; le sucre de 1350F à 1400F le bol ; l’huile d’arachide de 900F à 1000F/litre ; le plateau des petits œufs passe de 1500 à 1700-1800F.CFA et le grand plateau de 2000 à 2.300-2400F.CFA ; etc. », constate “agridigitale.net”.

Sans doute la réouverture des frontières terrestres fermées depuis plus d’un an, pourrait venir soulager cette cherté que subit le panier de la ménagère. Depuis cette fermeture, plusieurs appels sont lancés aux chefs d’Etat de la communauté (Cedeao) en vue d’abroger cette mesure prise par l’organisation sous-régionale pour contrer le coronavirus. La courageuse et judicieuse rouverture des frontières est attendue pour sauver les commerces, les économies et ces nombreuses familles qui vivent au jour le jour.

Ces études qui confirment la flambée

Selon le journal “L’Union pour la Patrie”, dans sa livraison de ce vendredi 14mai, en avril 2021, l’Indice national harmonisé des prix à la consommation (INHPC) s’est établi à 109,7 au Togo, traduisant une progression de 2,7% du niveau général des prix à la consommation. Cette évolution est principalement due à l’augmentation des indices des fonctions «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées» (+7,7%), «Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles» (+0,5%), «Santé» (+0,6%), «Restaurants et Hôtels» (+0,1%) et «Biens et services divers» (+0,2%).

En effet, la hausse de l’indice de
la fonction de consommation «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées» est soutenue par la progression des indices des postes «Céréales non transformées» (+11,1%) ; «Légumes frais en fruits ou racine» (+23,2%); «Tubercules et plantain» (+18,3%); «Poissons et autres produits séchés ou fumés» (+6,0%) ; «Légumes secs et oléagineux» (+5,4%); «Autres produits à base de tubercules et de plantain» (+7,0%).

«Sel, épices, sauces et produits alimentaires non déclarés ailleurs» (+4,3%); «Huiles» (+5,7%); «Pains» (+8,0%); «Fruits secs et noix» (+19,1%) ; «Autres matières grasses» (+15,0%); «Légumes frais en feuilles» (+3,4%); «Poissons frais» (+9,8%); «Agrumes» (+4,0%); «Charcuterie et conserves, autres viandes et préparations à base de viande» (+6,8%).

L’augmentation du niveau des indices observée en avril 2021 est le fait du renchérissement des variétés suivantes : «Maïs séché en grains crus vendu au grand bol» (+16,0%); «Riz importé longs grains vendu au petit bol» (+8,7%).

«Patate douce fraîche» (+24,0%); «Igname» (+19,0%); «Agbéli (Manioc frais)» (+13,1%); «Doèvi (Anchois) frit» (+22,8%); «Lanhoinhoin (Poisson salé fermenté)» (+19,4%); «Doèvi (Anchois) fumé» (+8,5%); «Doèvi séché» (+8,4%); «Akpala (Chinchard) fumé» (+6,7%); «Saloumon fumé» (+4,8%); «Manvi fumé (Hareng)» (+3,3%).

Evolution trimestrielle

En évolution trimestrielle, le niveau
général des prix en avril 2021 s’est
relevé de 2,1% comparativement
à la situation de janvier 2021. Cette
variation, d’après l’Inseed, est la
conjugaison d’une part, de la progression des prix des produits des fonctions de consommation ; et d’autre part, du recul des prix des produits de la fonction de consommation.

Le taux d’inflation calculé sur la base des indices moyens des douze derniers mois au niveau national, est resté stable (2,0%), selon les chiffres statistiques. La rouverture officielle des frontières terrestres, moyens de flux commercial par excellence entre le Togo et les pays frontaliers, est-elle l’une des solutions ? La piste est non négligeable.

Lire aussi : Sani Yaya : « Rien ne sera plus jamais comme avant »