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27 septembre 2021
Le Nouveau Reporter

Togo/SP-EAU : quand l’eau potable tire sa source dans une institution stratégique

Pour booster la performance du sous-secteur d’eau potable et de l’assainissement en milieu urbain et semi-urbain, par ricochet, obtenir une institution forte dans la mobilisation des ressources financières auprès des partenaires techniques et financiers, l’Etat a entrepris une réforme ayant abouti à la création, en 2011, de la Société de patrimoine eau et assainissement en milieu urbain et semi-Urbain (SP-EAU), avec les contrats de délégations signés en 2014.

Par ce modèle, la SP-EAU (Société concessionnaire) assure d’une part la planification, la réalisation d’études, la maîtrise d’œuvre, la recherche et la mise en place des financements en vue de la réalisation des infrastructures du sous-secteur. D’autre part, le remboursement du service de la dette du secteur de l’eau potable en milieu urbain et semi-urbain. Et l’exécution, pour le compte de l’autorité délégante, du contrôle de l’activité des délégataires chargés de l’exploitation du service public de l’eau potable, conformément à la loi.

Le périmètre de concession se limite aux milieux urbains et semi urbains (localité d’au moins 1500 habitants). Ainsi, les ouvrages réalisés en milieu urbain et semi urbain sont mis à la disposition de la TdE (Société Fermière) pour exploitation.

Cette vision et volonté du gouvernement restent un pari gagné car désormais, les Partenaires Techniques et Financiers ont approuvé et soutenu cette réforme de l’Etat en apportant plus d’investissements dans le sous-secteur de l’eau.

Aujourd’hui la preuve est vivante car sur les 11 projets se déroulant actuellement sur toute l’étendue du territoire et couvrant les trois milieux segmentés (rural, semi-urbain et urbain), la SP-EAU assure la maîtrise d’ouvrage sur le Programme national de développement – Eau, financement AFD à hauteur de 26 milliards ; le Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Lomé phase 2, financement AFD à hauteur de 9,84 milliards ; le projet d’alimentation en eau potable des centres semi urbains, financement BOAD et de l’Etat à hauteur de 10, 450 milliards ; le Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Kara et ses environs, financement Fonds Koweitien à hauteur de 12 milliards.

La maitrise d’ouvrage sur les travaux en régie et la maîtrise d’œuvre sur les travaux en engagement spécifique des projets PEAT 1 & 2 financement UE à plus de 5 milliards chacun.

« Le gouvernement en fait beaucoup déjà, aujourd’hui quand nous prenons le schéma institutionnel de notre secteur, la réforme ayant aboutie à la création de la Société du patrimoine de l’eau (SP-EAU) est un exemple de cette volonté de l’autorité à mieux faire. Ce schéma a donné confiance aux partenaires techniques et financiers et répond aux attentes des bailleurs. De même, la réforme permet une meilleure performance. Désormais la SP-EAU se consacre à la mobilisation des ressources financières et la TDE se charge de l’exploitation et la distribution », a indiqué Ladani Légua, chargé de mission du ministre de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise.

Le ministère de l’Eau et de l’Hydraulique Villageoise est chargé de la mise en œuvre de la politique de l’Etat dans les domaines de la gestion des ressources en eau, de l’accès équitable et durable à l’eau potable et aux services d’assainissement adéquats. Il a sous sa tutelle, les deux Sociétés d’Etat en matière d’approvisionnement en eau potable en milieu urbain et semi urbain dont la SP-EAU et la TdE.

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