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Lomé
22 juin 2022
Le Nouveau Reporter

Tradition orale : des spécialistes africains se forment à Lomé sur la collecte des données

Une formation des formateurs sur les techniques de collecte et de documentation des sources orales s’est ouverte ce mercredi 22 juin et se poursuit jusqu’au 24 juin. Initié par le Centre d’Etudes Linguistique et Historiques par Tradition Orale (CELHTO), l’atelier s’adresse à des chercheurs et des professionnels de culture venus de sept pays ouest-africains. C’est le ministre de la Culture et du Tourisme, Dr Kossi Gbenyo Lamadokou qui a lancé officiellement les travaux.

L’objectif de l’atelier est de former des formateurs en techniques de collecte, de traitement et de documentation des données de la tradition orale. « À l’ère de la complexification et de la diversification des méthodes scientifiques, il convient aujourd’hui de porter un intérêt particulier aux techniques de collecte et de documentation des sources orales. La préservation de nos traditions orales africaines ne pourra être effective que si leurs collectes sont conduites dans les meilleures conditions, de manière rigoureuse et actualisée », a déclaré le Dr Kossi Gbenyo Lamadokou. Pour lui, cet atelier est en adéquation avec la politique culturelle du Togo adoptée le 30 mars 2011. Son objectif général est d’assoir les bases du développement culturel et artistique du Togo, afin de l’orienter de manière à maximiser durablement son impact sur une vaste gamme d’objets de développement et plus loin promouvoir la coopération culturelle et les échanges entre les Etats.

« On ne peut pas écrire l’histoire de notre continent sans partir des sources orales. L’Afrique est un continent de sources orales. Il y a des personnes qui détiennent les sources orales. Il faut aller vers elles. Mais, comment collecter, dépouiller, analyser et conserver ces données ? C’est ce qui fera l’objet de notre atelier », a annoncé Komi N’kégbé Fogâ Tublu, coordonnateur du CELHTO.

Les participants viennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Niger, du Sénégal et du Togo. La formation est organisée par le Centre d’études linguistiques et historiques par tradition orale (CELHTO), une institution spécialisée de l’Union africaine basée à Niamey au Niger. La tenue de cet atelier se justifie par la préoccupation de sauvetage des traditions orales africaines en péril, à un moment où s’affiche clairement un désintérêt pour ce domaine de la recherche.