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Lomé
19 août 2022
Le Nouveau Reporter

La pauvreté et les vulnérabilités s’accentuent à cause du confinement

Afin d’endiguer la pandémie liée au covid-19, plusieurs gouvernements ont opté pour le confinement de leur population. Si dans certains pays, le confinement est partiel, ailleurs, il est total. C’est une pratique qui n’est pas sans conséquences. La mesure affecte sérieusement le monde du travail. L’Organisation internationale du travail (OIT) vient de publier une nouvelle note d’information selon laquelle, « les mesures de confinement et d’endiguement du covid-19 menacent d’accroître les niveaux de pauvreté relative des travailleurs de l’économie informelle dans le monde, jusqu’à 56 points de pourcentage dans les pays à faible revenu ».

Dans le monde, pas moins d’1,6 milliard de travailleurs informels sur deux milliards sont affectés par les mesures de confinement et de restriction. Dans les pays à revenu élevé, l’OIT « estime que les niveaux de pauvreté relative des travailleurs informels devraient augmenter de 52 points de pourcentage, tandis que dans les pays à revenu intermédiaire supérieur, la hausse est estimée à 21 points de pourcentage ».

La plupart des personnes affectées par la crise sanitaire qui sévit actuellement travaillent dans les secteurs durement touchés ou dans de petites entreprises plus vulnérables aux chocs, constate Financial Afrik.  « Il s’agit de travailleurs des secteurs de l’hébergement et de la restauration, de l’industrie manufacturée, de la vente de gros et de détail, et des plus de 500 millions d’agriculteurs qui approvisionnent les marchés urbains », précise-t-il. Les femmes ne sont pas exclues. Elles sont particulièrement affectées dans les secteurs à haut risque, indique le rapport de l’OIT.

Dans les pays où l’économie informelle est importante, le confinement n’est pas le bienvenu. La majorité des personnes qui exercent dans les secteurs informels et qui n’ont pas d’autres sources de revenus sont menacées. D’après le rapport, ils n’auraient qu’un seul choix. Mourir de faim ou du covid-19.

Elisée Rassan