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Lomé
2 octobre 2022
Le Nouveau Reporter

Le ministre Sani Yaya rappelle les mesures prises pour atténuer la cherté de la vie au Togo

Face à la cherté de la vie observée un peu partout dans le monde, le Togo a adopté certaines mesures pour alléger la douleur de ses citoyens.

Ainsi, lors de son discours dans le cadre de la première réunion du Conseil national du crédit (CNC) au titre de l’année 2022, Sani Yaya, le ministre de l’Economie et des Finances a relevé les causes de l’augmentation des prix des produits dans l’espace ouest africaine.

« reperedafrique » relève que selon le ministre, cette hausse des prix dans les pays de l’UEMOA en 2021 s’explique en particulier par la baisse de plus de 12% de la production céréalière de l’Union au cours de la campagne agricole 2021/2022; l’exacerbation des difficultés d’approvisionnement des marchés, en ligne avec la persistance des incidences des crises sanitaires et sécuritaires et l’envolée des cours internationaux des denrées alimentaires importées par l’Union, qui ont augmenté de 30% en un an, avec des hausses prononcées pour les produits de grande consommation tels que les huiles, le blé, le riz et le sucre.

L’augmentation des prix des produits importés, en particulier le pétrole et le renchérissement de certains produits alimentaires, en raison de l’insuffisance de l’offre sur les marchés ont rendu la vie chère au Togo, faisant grimper le taux d’inflation à 4,5% à fin décembre 2021.

Les mesures prises

Dans ce contexte de la vie chère, le gouvernement togolais a pris des mesures pour réduire son impact sur les populations. Il s’agit, pour Sani Yaya, la subvention du sac de 50 kg d’engrais pour la campagne agricole 2021-2022 ; la lutte contre la contrebande, afin d’assurer la disponibilité des engrais nécessaires pour satisfaire les besoins des agriculteurs ; la mise sur les marchés des stocks de sécurité de céréales, notamment le maïs, le sorgho, le mil et le riz ; la restriction des exportations de certains produits de grande consommation, comme le maïs, le sorgho, le mil, le haricot, le riz, l’igname, le manioc et les farines du manioc ; et la subvention du prix du blé.

Le confrère a rappelé que le ministre de l’Economie et des Finances a rassuré que l’Exécutif suit de près « l’évolution des prix et prévoit de renforcer les mesures déjà prises, afin d’atténuer les tensions inflationnistes ».