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Lomé
30 novembre 2021
Le Nouveau Reporter

Trafic d’espèces végétales ou animales: ce que prévoit la loi

Le trafic illicite d’ivoire reste une menace existentielle majeure pour l’éléphant en Afrique, rappelle ‘L’UNION pour la patrie » dans sa parution N°1481 du 08 octobre 2021. Le bi-hebdomadaire relève que le cycle de vie et de reproduction du mammifère est lent et surtout que sa durée de vie est longue.

Ce qui selon le confrère fait chuter de spécimens pour les deux espèces qui s’est accélérée depuis 2008, quand le trafic illégal pour les défenses d’éléphant s’est intensifié, pour atteindre son apogée en 2011. Et même si le phénomène a perdu en intensité, il continue de menacer les éléphants, ce qui met l’éléphant sur la liste rouge.

Il y a 50 ans, environ 1,5 million d’éléphants sillonnaient toute l’Afrique mais le plus récent des grands mammifères n’en dénombrait plus que 415.000.

Le journal ajoute que la pandémie a aussi un impact sur les efforts de protection de la nature en privant les pays des revenus du tourisme qui servaient à financer en partie ces efforts.

Pourtant, les éléphants d’Afrique jouent un rôle clé dans les écosystèmes, les économies et dans l’imaginaire collectif.

Pour le confrère, au Togo, bien que des efforts soient faits pour la protection des espèces sauvages en voie d’extinction, l’éléphant reste aussi menacé d’extinction.

Ainsi le parc d’éléphants n’attire plus pour autant, mais le pays constitue une plaque tournante de transit pour le transfert illicite.

Le confrère précise que l’Office Central de Répression du Trafic illicite de Drogue et du Blanchiment (OCTRIDB), la Brigade de Recherche et d’Investigation (BRI) de Kara et le Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) en collaboration avec EAGLE-Togo ont enregistré plusieurs cas d’arrestations et de saisies de défenses d’éléphants.

Les plus récentes sont les opérations d’arrestations des mois d’avril et de mai derniers, pour lesquelles dix présumés trafiquants opérants dans le commerce illégal de l’ivoire ont été arrêtés en possession de plus d’une quinzaine de défenses d’éléphants à Lomé et à Kara.

Il relève que le nouveau code pénal dans son volet environnement renforce la protection de la faune et la flore. L’article 761 de ce code dispose: «Ladessistance sont liés à ce secteur et à truction et la commercialisation, directe ou indirecte, sans droit d’espèces animales ou végétales protégées en vertu des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et des conventions internationales auxquelles la République du Togo est partie est punie d’une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement à cinquante millions sans préjudice de toute autre disposition du présent code». Et, l’article 796 de ce même code d’ajouter : « Quiconque fait circuler, vend, importe, exporte ou fait transiter le animaux sauvages, vivants, des trophées sans autorisation est puni d’une peine d’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de cent mille à cinq cent mille francs CFA ou de l’une de ces deux peines >>

Mais selon le confrère, la protection de l’éléphant ne vise pas seulement la préservation de l’espèce. Elle contribue à la biodiversité et à la présence d’habitats pour d’autres espèces, à la dispersion et à la germination des graines pour les essences d’arbres, ainsi qu’au tourisme. Celui-ci est vital pour les populations rurales, dont les emplois comme l’alimentation et le transport, qui sont plus durables et qui affichent un potentiel de croissance plus important.