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Lomé
15 juillet 2020

Culture du coton : à quelles retombées s’attendre avec la privatisation de la NSCT ?

Les députés ont voté en faveur de la privatisation de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT). C’est au cours de la 8e séance plénière de la première session ordinaire de l’année. Les actions de la société cotonnière sont restructurées. Le Singapourien Olam va acquérir 51% du capital de la NSCT, contre 9% pour l’Etat togolais et 40% pour les cotonculteurs. Cette nouvelle restructuration de la NSCT devrait participer à la modernisation de la filière et y apporter des changements majeurs.

Cette démarche de privatisation, selon les autorités, s’inscrit dans la modernisation de la filière cotonnière au Togo. Elle devrait permettre la création d’une chaîne de valeurs allant de la production jusqu’à la transformation en produits finis ou semi-finis pour la consommation directe ou intermédiaire.

« Coton made in Togo » et hausse du rendement

La privatisation de la NSCT vise aussi une augmentation substantielle du revenu des cotonculteurs dans trois ans ; l’amélioration du rendement de la production de 600 kg par hectare en 2020 vers un niveau de performance d’au moins 900 à 1 000 kg par hectare.

A terme, cette privatisation devrait permettre de créer la marque « Coton made in Togo ».

Le Togo a produit 116 000 tonnes de coton-graines au titre de la campagne 2019-2020, contre 137 000 tonnes pour la campagne 2018-2019, soit une chute de 21.000 tonnes. Ce nouvel accord devrait permettre de booster le rendement.

Ce qu’est Olam

Le groupe Olam est un acteur important dans le négoce de l’or blanc (coton), en particulier en Afrique de l’Ouest. Il est aussi présent dans l’égrenage en Côte d’Ivoire où il a racheté en 2008 les actifs de la Compagnie cotonnière ivoirienne (LCCI) en faillite. Il est le propriétaire de la Société d’exploitation cotonnière Olam (Seco-SA). Le groupe est également présent au Tchad. Elle est l’une des actionnaires majoritaires de Coton Tchad.