24.9 C
Lomé
26 septembre 2022
Le Nouveau Reporter

Formation : fini le temps des boursiers togolais à l’étranger qui refusent de rentrer servir le pays

le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Ihou Wateba,

C’est presqu’un serment « d’un retour au pays natal ». Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche vient de sortir un communiqué à l’attention des étudiants boursiers en formation à l’étranger. Un « engagement de revenir servir au pays ». C’est l’une des phrases marquantes de ce communiqué qui fera date, au moins pour son ton impératif.

En effet, l’expérience a montré et continue par montrer que les boursiers africains à l’étranger en général, aiment à prolonger à l’infini leur séjour, une fois les études terminées. Au point parfois de se naturaliser préférant la citoyenneté de la terre qui les accueillis à la leur d’origine.
Pour Prof. Majesté Ihou Wateba, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur ; il faut mettre un holà à ce phénomène. Et il rappelle à juste titre à travers ce communiqué que : « les bourses du gouvernement togolais pour études à l’étranger et les bourses de coopération sont accordées aux étudiants togolais dans le souci de renforcer le tissu socioéconomique du pays en compétences nécessaires pour son développement ».

A cet effet, il note que « Tous les boursiers en formation à l’étranger sont invités à signer une fiche d’engagement à revenir servir le Togo à la fin de leur formation ».
« La fiche est disponible à la direction des bourses et stages (DBS) ou téléchargeable sur le site de la DBS et, doit être renseignée puis retournée à l’adresse qui y est indiquée, dans les meilleurs délais », précise le ministre dans le communiqué en date du 26 août.
« Ladite fiche est nécessaire pour l’effectivité de la bourses de chaque étudiant (e) », avertit le ministre dans un ton ferme.

Selon certaines sources proches du ministère, beaucoup d’étudiants togolais ayant obtenu des bourses ces dernières années, ne reviennent plus au pays, après leur formation. Ils continuent leur vie professionnelle, soit dans le pays où ils ont été formés, soit dans d’autres pays.
« Cette décision vient à point nommé, décourager ces étudiants qui déroulent leur agenda caché, après avoir obtenu des bourses du gouvernement », salue un cadre du ministère de l’enseignement supérieur, selon une dépêche de « Savoir News ».