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Lomé
26 janvier 2022
Le Nouveau Reporter

Togo/Affaire du terrain de golf de Lomé : cinq collectivités empêchées de rentrer dans leur droit crient au secours

Il y a 11 ans que le dossier du domaine dit Golf Club de Lomé d’une superficie de 23 ha est au cœur d’un conflit entre 05 collectivités et l’association Golf Club de Lomé. L’affaire est pendante devant la justice entre les collectivités Aziavi, Amagansè, Léké, Takou et Kémé et en plus une propriété avec titre foncier du Feu Général Ganssingbé Eyadema. Une conférence de presse tenue le mardi 11 janvier 2022 à Lomé, situe l’opinion.

Le Comité International le Super Cabaret, une association des Droits de l’Homme et membre du réseau Watch, sollicité par la les collectivités, décide de venir au secours de ces collectivités pour éclairer l’opinion et faire respecter le droit des collectivités et leur permettre de rentrer en possession de leur bien. C’est ce qui justifie la conférence de presse animée ce mardi par le Comité International le Super Cabaret en présence des membres des familles des 5 collectivités et leur mandataires, pour porter leur voix et dénoncer cette injustice qui dure déjà 50 ans.

Selon le président du comité international, le super cabaret, Eugène Atigan, le terrain est occupé par l’Association Golf Club de Lomé depuis 50 ans. Le bail problématique de 50 ans au demeurant non respecté devrait prendre fin le 31 décembre 2021. Pendant que la non-reconduction du bail a été bien notifiée à l’association, un étrange communiqué conjointe de 04 ministères est tombé le 20 décembre 2021 dans le seul objectif de tenter de décourager l’élan des 05 collectivités à entrer dans la possession de leur domaine.

 

Pour Eugène Atigan, Président du Comité International le Super Cabaret « Aujourd’hui, nous sommes choqués par un communiqué de 04 ministres qui crée de la confusion. Nous avons fait des démarches pour comprendre ce qui se passe, mais malheureusement, les gens n’ont pas voulu se prononcer sur ce communiqué. Ce sont les droits des collectivités qui sont bafoués aujourd’hui. Le rang social des acteurs du golf est enviable et pendant ce temps les vrais propriétaires de ce domaine n’arrivent pas à manger et à vivre décemment. Les gens sont malades, d’autres décèdent depuis que cette tentative de confisquer le domaine se poursuit. Vous savez également que les démarches au niveau de la justice, c’est de l’argent. Les collectivités ont puisé dans leur économie pour suivre le rythme du locataire qui est dans le dilatoire. Notre action est de les soutenir et d’inviter l’opinion à les soutenir afin qu’ils puissent rentrer dans leur droit ».

D’après vKpatima Kodjo, mandataire de la Collectivité kpatima, « Grâce à la justice jusqu’au niveau de la cour suprême on a récupéré notre parcelle et on nous a donné notre droit de propriété et à partir de 2016 ils ont fait un contrat entre nous qu’ils vont nous payé les 3 millions. Les 3 millions c’est ça qu’ils nous payent depuis 2016 jusqu’aujourd’hui. Mais voyant la situation nous avons mis terme au baille au 31 décembre 2021. Donc aujourd’hui, nous voulons rentrer dans nos droits et jouir de nos biens librement. Récupérer notre terre et l’exploiter comme on le veut ».

 

Pour finir, le Comité International le Super Cabaret et les 05 collectivités à travers 10 points élaborés veulent notamment que le droit de propriété des collectivités citées soit reconnu, que le Golf Club n’a jamais honoré les termes du bail chez certaines collectivités. Autrement dit, 50 ans sans verser un seul franc, 36 ans de non-paiement chez d’autres. Cet état de chose est aux antipodes de la philosophie du Comité International Olympique.

L’Association Golf Club de Lomé a été condamnée à verser plus de 300 millions au titre d’arriéré de bail en 50 ans, mais elle ne s’est jamais exécutée. L’association Golf Club a été informée de l’interaction des collectivité de vendre le domaine et la préemption lui a été donnée.