30.2 C
Lomé
7 juin 2022
Le Nouveau Reporter

Togo : grandes performances de l’inclusion financière présentées par la ministre Mazamesso Assih

Le ministre de l’Inclusion financière et de l’Organisation du secteur informel, Mazamesso Assih, a présenté au cours d’un déjeuner de presse le jeudi 5 mai à Lomé, les performances du Fonds national de la Finance inclusive au Togo (FNFI) en 8 ans de mise en œuvre.

Et selon les chiffres actualisés rendus publics par le ministre Mazamesso Assih, 1 792 658 Togolais ont bénéficié des divers crédits mis en place depuis la création du FNFI en 2014. Pour ces bénéficiaires, 101, 76 milliards ont été débloqués pour 1,8 million de crédits octroyés, 14 produits, plus de 338 points de services créés, avec taux de remboursement qui tourne autour de 94,48 %.

De 35% à 72%

Le Togo affiche le meilleur taux de croissance inclusive dans l’Uemoa en matière de bancarisation élargie et d’accès aux services financiers décentralisés. En 2016, le taux d’inclusion financière était de 35% sur le territoire. Il est passé à 72% en 2019.

De 2014 à janvier 2022, le Fonds ci-haut évoqué a octroyé des crédits directs de 101 milliards de francs CFA à près de 1,8 million de personnes. Le FNFI dispose de 22 prestataires de services financiers partenaires. En l’état, le mécanisme offre la possibilité d’avoir accès à un crédit bancaire qui peut s’élever jusqu’à 10 millions de francs CFA.

Quoi que satisfaisant pour les bénéficiaires, le rendement du Fonds national de la finance inclusive va être optimisé. Vers la fin du mois d’avril 2022, les dirigeants ont autorisé que les créances envers les partenaires exclus par le FNFI en 2021, fassent l’objet d’un recouvrement rapide par les services compétents.

A l’horizon 2025 le FNFI projette toucher 255.000 nouveaux bénéficiaires en vue d’accélérer le processus et assurer la couverture de la population jusquici faiblement couverte par le biais des structures de microfinance.

Mesures spéciales

Elles concernent la bonification des frais de gestion aux prestataires de services financiers intervenant dans les zones additionnelles identifiées (+2 points sur les frais de gestion) ; la réduction des taux d’intérêt aux bénéficiaires qui y résident (-2 points sur le taux d’intérêt de tous les produits mis en place par le mécanisme) ; le relèvement (de 5% à 15%) du taux de compensation des impayés pour les prestataires qui interviennent dans ces zones.

La stratégie prend en compte les jeunes, femmes, ménages ruraux, les Très petites entreprises (TPE). Elle résorbera les obstacles existants qui empêchent une inclusion financière totale et une protection sociale résistante.

Lire aussi : Lomé abrite le 1er Forum international de l’intermédiation du numérique et de l’innovation