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Lomé
25 janvier 2022
Le Nouveau Reporter

Attaque de Sanloaga, opération Koundjoaré, actions sociales dans les Savanes, accidents de la route en 2021… , le bilan du Gal Yark Damehame

Les Forces de défense et de Sécurité ont vigoureusement repoussé dans la nuit du 9 novembre 2021 une « bande de terroristes », dans l’extrême nord du Togo, plus précisément dans la localité de Sanloaga (Préfecture de Kpendjal). Aucune victime n’a été enregistrée dans le rang des forces de défense et de sécurité.

Dressant le bilan dans les domaines sécuritaire et protection civile sur radio Nana FM, le 6 janvier dernier, le ministre togolais de la Sécurité, le général Yark Damehame est revenu sur cette attaque, la tournée du chef de l’État togolais Faure Gnassingbé dans la zone au lendemain de l’attaque et les actions sociales menées dans la région des Savanes.

Le ministre a également dressé un petit bilan des accidents de la route en 2021 et des actions envisagées en 2022, fait savoir l’agence de presse »Savoir News ».

Selon le général Yark, l’attaque de Sanloaga, est une « attaque armée, terroriste et djihadiste ». C’est une attaque terroriste, car ce sont « des gens qui n’ont pas de norme et qui cherchent à s’imposer par la terreur ». Attaque armée, parce qu’ils étaient munis « d’armes de guerre », et djihadiste, parce que les assaillants « criaient Allah akbar » quand ils lançaient leur assaut, comme s’ils étaient en guerre sainte ».

Selon le ministre, l’opération Koundjoaré a été lancée depuis septembre 2018 dans la région des Savanes (nord) pour faire face à la menace terroriste.

Ainsi, un important dispositif a été déployé tout au long de la frontière avec le Burkina Faso pour empêcher d’éventuelles infiltrations djihadistes.

Le Togo fait frontière avec le Burkina Faso, pays fortement touché par des djihadistes ces dernières années. Et le village de ce pays, plus proche dans l’extrême nord du Togo, est le village de Kompienga (situé à une trentaine de kilomètres).

Le ministre Yark Damehame précise que « De Kompienga jusqu’à la frontière, vous n’avez plus de forces de défense et de sécurité aujourd’hui. C’est une bande qui est laissée à la merci de ces groupes terroristes. Et ils se déplacent librement. Donc certains compatriotes qui vont et qui reviennent ne manquent pas de dire ce qu’ils voient. Donc le 9 novembre, au-delà de 22 heures 30, une colonne est rentrée sur notre territoire et a attaqué le poste de Sanloaga. Heureusement, nos éléments qui savent pourquoi ils sont sur le terrain, ont réagi vigoureusement et professionnellement. Les échanges de tirs ont duré plus de 2 heures d’horloge ».

Et grâce à cette riposte, les terroristes ont dû replier : « le ratissage effectué le lendemain de l’attaque a montré qu’il y a des victimes dans le rang des terroristes, parce qu’on a vu des traces de sang jusqu’à la traversée de la rivière » a conclu le ministre.