Récépissé N° 0010/HAAC/12-2020/pl/P

Conseil des ministres de l’Umoa : le relèvement du capital social minimum des banques au rang des décisions

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De grandes décisions ont marqué la 4e session ordinaire de l’année 2023 du Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa). Tenue la semaine dernière à Cotonou au Bénin, la session a été présidée par Adama Coulibaly, ministre des Finances et du Budget de la République de Côte d’Ivoire, président en exercice du Conseil.

Le Conseil des ministres a décidé du relèvement du capital social minimum des banques de l’Umoa. Cette démarche vise à renforcer la résilience du secteur bancaire et à répondre aux besoins croissants de financement auxquels les pays de l’Union sont confrontés. Le capital social va donc passer de dix à vingt milliards de FCFA.

En ce qui concerne les systèmes de financements non décentralisés, le Conseil a également adopté le projet de Loi uniforme portant réglementation de la microfinance dans l’Umoa. Cette nouvelle disposition devrait permettre de doter l’Union d’un corpus juridique du secteur de la microfinance capable de répondre aux enjeux de financement des économies de l’Union.

Au sujet de la Banque ouest africaine de développement, le Conseil a approuvé l’entrée dans son capital de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Les perspectives financières actualisées 2024-2028 de la BOAD ont été également aussi validées. 

Au titre de la BCEAO, le cadrage macroéconomique de l’Uemoa pour les années 2023 à 2028 a été adopté. Enfin, le projet de budget des Organes de l’Union au titre de l’exercice 2024 et le projet de rapport semestriel d’exécution de la surveillance multilatérale de décembre 2023 de la Commission de l’Uemoa ont été de même adoptés.

Le président du Conseil des ministres, Amadou Coulibaly  a évoqué la situation macroéconomique actuelle dans laquelle les Etats de l’Union s’attèlent à maintenir des activités économiques vigoureuses. « Le durcissement des conditions sur les marchés  financiers internationaux et la montée des tensions géopolitiques ont ralenti la croissance économique mondiale. Cette croissance devrait se situer, selon les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI), à 3,0% pour l’année 2023, contre 3,5% en 2022. En outre, les crises sécuritaires et socio-politiques continuent d’impacter notre région. Les tensions inflationnistes se sont également atténuées, bien que les risques d’un retournement de situation ne soient pas à écarter. Le taux d’inflation dans l’Union devrait ainsi ressortir à 3,7% sur l’ensemble de l’année 2023, après 7,4% en 2022 », a déclaré Amadou Coulibaly.

Le Nouveau Reporter
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