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Lomé
16 août 2022
Le Nouveau Reporter

Coronavirus, le temps des bonnes nouvelles ?

Du Ghana à Mada, quelques bonnes nouvelles ! Le président ghanéen Nana Akufo-Addo vient de sonner le clap de la fin du confinement, après 3 semaines, à Accra et Kumasi. Comme raison, il infère que la mesure expérimentée dans 70 pays du monde n’est pas adaptée à son pays. Il n’est jamais tard pour mieux faire, dirait l’autre…

Madagascar, annonce de son côté un traitement efficace contre le coronavirus. Mis au point par l’Institut malgache de recherches appliquées (IMRA), ce traitement, aux dires du président Andry Rajoelina est presque la potion magique qui permettra sans doute à « son pays de jouer un rôle à l’échelle mondiale pour endiguer le virus ».

Deux petites nouvelles, mais somme toute, de bonnes. Elles ouvrent à l’horizon des lucarnes d’espoir. Outre le fait que ces deux nouvelles ont en commun le mérite de donner de l’espoir, elles ont aussi pour dénominateur commun de provenir de l’Afrique. Elles annoncent peut-être le temps des bonnes nouvelles, telle la petite lumière qui troue la grande grisaille avant de s’imposer progressivement pour prendre la suprématie sur les ténèbres.

Depuis que le covid-19 a été annoncé en terre africaine et que « l’apocalypse selon le Saint Occident » a prédit l’hécatombe, beaucoup sont les Etats africains – sinon tous – à se lancer – apeurés dans la sensibilisation : port de masques ; lavages de mains ; utilisation du creux des coudes pour tousser ; utilisation à usage de mouchoirs, des gels hydro-alcooliques, etc. et surtout, couvre-feu et confinement dans certains cas. Avec de doute évidence, des dépenses onéreuses, qui n’étaient surtout pas inscrites aux budgets en cours, que ces mesures exigent. on peut se l’imaginer.

En revanche, peu sont les Etats en Afrique qui ont pu saisir autrement et courageusement la profondeur de la question de cette crise sanitaire, en faisant fi du suivisme et des diktats qu’imposaient les regards et les analyses de certains décideurs de ce monde. Vite les habitudes ont été bouleversées. Légitime, puisque la peur du « loup covid-19 » annoncé aux Africains aidait.

A l’opposé de tous ces affolements subits, il fallait un iconoclaste de la trempe du président Patrice Talon du Bénin – aujourd’hui suivi par le Ghanéen Nana Akufo-Addo – pour annoncer que « le confinement n’est pas africain ». Ou encore un briseur des codes à l’image du président malgache Andry Rajoelina pour annoncer – presque sans l’ombre d’un doute – un traitement à la fois préventif et curatif. Un traitement sur le point de chambouler – espérons- le consensus médical, pour bien propulser Madagascar voire l’Afrique sur le devant de la scène sanitaire internationale.

C’est du débat et de la contradiction que naît la lumière. Autant les recherches en vue d’endiguer le coronavirus nous ont permis d’assister à des débats farouches et âpres entre un occident pluriel et divisé autour de la Chloroquine ; des modes de transmission du coronavirus ; des mesures qui se renouvellent d’ailleurs en fonction des contradictions infinies.

Il faut encourager les dirigeants africains à emboîter les pas à leurs homologues du Bénin, du Ghana, de Madagascar… pour pousser bien loin la contradiction, de façon scientifique bien sûr. Car cela peut aider à aller vers l’inexistence du mal. Et non seulement, pour une fois, l’Afrique pourrait jouer le destin en acteur. Il était plus que temps, que ces bonnes nouvelles – face à tant de dangerosité et d’animosité inhérentes à une certaine « inhumanité hélas de règle » aujourd’hui, que ces miasmes d’espoir viennent du continent « berceau de l’humanité ».