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Lomé
12 mai 2021
Le Nouveau Reporter

Focus : le 27 avril 2021, Kondi Nigbérie Julienne a proclamé l’indépendance du parachutisme féminin au Togo

L’altitude n’a désormais plus de secret pour une femme de l’armée togolaise. « La nuit été longue » pour le parachutisme féminin, mais « le jour est venu », grâce à Kondi Nigbérie Julienne qui effectué un saut en parachute de 2 500 mètres, lors du 61e anniversaire de l’indépendance du Togo le 27 avril 2021, sous le regard ému de fierté du président Faure Gnassingbé présent au défilé militaire. Depuis, une question défraie la chronique. Qui est cette femme devenue la première femme parachutistes d’une telle altitude ?

Le soldat Kondi Nigbérie Julienne fait partie de la classe 2019, formée au Centre d’entrainement des troupes aéroportées de Lomé (CETAP) avec deux ans d’expérience à la clé.

Sous les ordres du Capitaine Edoh Ekué, qui a lui-même ouvert le bal pour montrer la voix au six (06) autres, Kondi Nigbérie Julienne, la première fille chuteur, a fait un saut sans faute en spécialité « ouverture commandée retardée » à une altitude de 2 500 mètres, à la place des fêtes de la présidence de la République.

« La nuit été longue » pour le parachutisme féminin, mais « le jour est venu »…

Septième et dernière de la troupe à atterrir, elle a, pour la circonstance porté le drapeau du Togo, symbole de notre indépendance, de la paix et la cohésion nationale. Elle totalise à ce jour une centaine de sauts et est très motivée pour devenir instructeur de haut niveau. Un coup d’essai, un coup de maitre pour elle.

« Capitaine Edoh, je vous félicite pour cette belle démonstration, de vos qualités et de celles des six (06) autres chuteurs. J’adresse mes félicitations spéciales à la première femme chuteur de notre armée. Merci et Bonne fête de l’indépendance», a adressé Faure Gnassingbé.

Selon “Togo Scoop”, bien avant Kondi Nigbérie Julienne, le commandant Lidi Bessi-Kama, actuelle ministre des Sports, avait déjà effectué un saut en parachute. En effet, en 1999, il y a 22 ans, alors que Lidi Bessi-Kama n’avait que 20 ans, faisant partie des premières filles à l’Ecole des services de santé de l’armée de Lomé (ESSAL), elle a effectué un saut parachutiste de 600 mètres, obligatoire dans la formation militaire.

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