Récépissé N° 0010/HAAC/12-2020/pl/P

Lutte contre la corruption au Togo : les acteurs publics, syndicaux et civils prennent le taureau par les cornes

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Une table ronde citoyenne a réuni, ce jeudi 03 décembre 2020 à Lomé, les acteurs publics, syndicaux et civils, autour de la « Lutte contre la corruption au Togo ». Première du genre au Togo, cette table ronde citoyenne organisée par le Syndicat des praticiens hospitaliers du Togo (Synphot) en collaboration avec la Synergie des travailleurs du Togo (STT), s’est penchée sur l’état des lieux de la corruption au Togo et les les moyens pour freiner, réduire, voire neutraliser ce phénomène sociale en vogue.

La journée du jeudi 03 décembre 2020 a été consacrée à la lutte contre la corruption au Togo, à travers des panels axés autour de trois thématiques, notamment le cadre juridique de la lutte contre la corruption au Togo, les impacts socio-économiques de la corruption au Togo et les politiques efficaces de lutte contre la corruption.

Il en ressort que la corruption prend diverses formes : tonique, toxique, active ou passive. La corruption, quelle que soit sa forme, est un phénomène qui constitue une entrave à une bonne affection des ressources, ont unanimement expliqué les participants.

Aperçu d’une partie des participants

Au Togo, les gros dossiers phares étiquetés de corruption aujourd’hui sont les affaires « Route Lomé-Anfoin », « Can 2013 », et « Pétrole gate ». La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia), mis en place par le gouvernement togolais, a été saisie des dossiers. « La lutte contre la corruption est une lutte de longue haleine et il faut patienter », a dit Tchemi M’Mah, rapporteur de Haplucia interrogée lors du panel sur la suite des dossiers.

La table ronde a connu une cinquantaine de participants dont des responsables d’entreprises, de syndicats, d’organisations de la société civile. La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia), l’Ordre des avocats, l’Ordre des médecins, la centrale syndicale des médecins, des professeurs d’Universités et des étudiants chercheurs ont également pris part à cette rencontre d’échange et de partage.

Panelistes sur le cadre juridique

Au travers les discussions, les panelistes et les participants ont proposé et tablé sur des solutions pour venir à bout de la corruption : lutter contre les inégalités sociales, accentuer la communication autour de la corruption à travers les professionnels de médias, élaborer un cadre juridique pour protéger les lanceurs d’alertes, aller vers la digitalisation des systèmes de payement d’impôt, s’inspirer des modèles du passé pour s’enquérir de leur lutte et leur capacité à faire front à la corruption, réussir l’éducation de base, faire une étude sociologique sur la corruption au Togo.

Les Organisations de la société civile (OSc) doivent se remettre en cause en étant elles même exemptes de reproches en matière de corruption et discuter avec l’État pour disposer d’une base de données, reconnaître et respecter l’État de droit. Au niveau de l’État, ont dit les assistants, il doit avoir une volonté politique décrétée au sommet en réussissant à séparer le judiciaire de l’exécutif. « La solution aujourd’hui, c’est que nous nous levons tous pour lutter contre la corruption… La nécessité est de réussir à toucher les cœurs », d’après Lawon Nadou, responsable de la STT présente à la table ronde.

Panelistes sur les impacts socio-économiques

« Je suis convaincu que nous arriverons à des résultats positifs dans la lutte contre la corruption. Une plateforme… Une plateforme citoyenne sera mise en place pour continuer les échanges », optimise Docteur Gilbert Tsolenyanu, secrétaire général du Synphot.

La fin des échanges a été été sanctionnée par une “Déclaration de la première table ronde citoyenne autour de la lutte contre la corruption au Togo”, étudiée et adoptée les participants.

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Le Nouveau Reporter
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