Récépissé N° 0010/HAAC/12-2020/pl/P

SocioTech: Portrait robot du Togolais 2.0

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Internet et les progrès technologiques ont imposé à l’humanité un nouvel ordre social, politique, économique mais aussi mental. Au Togo, internet et sa vague des réseaux sociaux ont profondément transformé le Togolais. Ce dernier est devenu un OVNI défini comme objet vivant non identifiable. Ses comportements et sa mentalité sont dorénavant en mode 2.0.

Le Togolais 2.0 est un citoyen nouveau. Internet est son dieu, les réseaus sociaux sont sa raison de vivre. Il développe du coup, sciemment ou inconsciemment, des attitudes malheureusement condamnables.

Distrait : le corps ici, l’esprit là-bas

Facebook, Whatsapp et dorénavant Tik Tok ont réussi l’exploit de vassaliser les Togolais. Il sont nombreux à s’y connecter tous les jours et à longueur de journée. Ce qui estr notable à première vue,, c’est que beaucoup de ces fous des réseaux sociaux sont distraits. Ils ne sont plus capables de se concentrer et de travailler sereinement.

« LE Togolais 20. Est distrait, très distrait. C’est le moins qu’on puisse dire. Des scènes incroyables mais suggestives foisonnent de plus en plus dans la société. Combien sont-ils en effet à garder les yeux dans leur téléphone alors qu’ils se sont présentés à une réunion ? Que ce soit de famille, d’association ou autre, beaucoup de réunions sont aujourd’hui desservies par l’addiction au téléphone et aux réseaux sociaux », explique une source. Du coup, beaucoup de ces réunions sont devenues inefficaces. « Ces réunions ne produisent plus les fruits qu’il faut étant entendu que les participants ne sont pas concentrés sur les sujets, écoutant d’une oreille, le corps présent, l’esprit voguant sur les ondes des réseaus sociaux », a-t-elle ajouté.

Tout se passe comme si Dieu était dans les téléphones et qu’il y a tout à perdre en ratant un rendez-vous avec lui. « Autrement, comment comprendre qu’un agent de banque, au guichet, serve les clients avec un œil dans le téléphone, souriant quelquefois, tapotant parfois machinalement sur le clavier de son téléphone ? Comment comprendre qu’un agent dans l’administration publique ou privée se permette de recevoir un usager tout en ayant l’œil dans son téléphone ? », s’est-elle interrogée Tout ce monde s’est fait esclave des réseaux sociaux de telle sorte qu’il leur est difficile de vivre sans toucher au téléphone, sans écouter d’audios, sans regarder de vidéos de propagande ou d’abrutissement.

Parlant d’addiction, le Togolais 2.0 vit à l’image du chien de Pavlov. Le bruit de son téléphone le met dans tous ses états. En voiture ou à moto, il ne peut pas rester coi quand ce bruit retentit ; il doit réagir, décrocher ou regarder la notification. « On dirait que si son téléphone laisse échapper ce bruit et qu’il ne réagit pas, ce dernier se fâcherait après lui ; ou que tout simplement la terre cesserait de tourner autour d’elle-même et autour du soleil. « Cela fait que, même dans la rue, l’actualité du téléphone est la priorité. Un nouveau look est ainsi né : téléphone en main, écouteurs aux oreilles, les fils négligemment laissés sur le corps ou autour du cou. Dans ce look, on est prêt à décrocher tout appel écouter tout message audio, regarder une vidéo… tout en marchant. « Certains poussent loin le bouchon en traversant ruelles et routes les yeux dans le téléphone, répondant à un audio ou en envoyant », raconte une autre source, historien des technologies et du développement.

Crédule à la folie

Questions de santé, de religion, rapports homme-femme, politique, néo-colonialisme, panafricanisme : le Togolais 2.0 croit tout et à tout. Pourvu que ce soit diffusé sur les réseaux sociaux. Whatsapp et Tik Tok particulièrement font les plus grands ravages. Pour peu qu’un farfelu en mal de sensation, un agent commercial en mission pour dénigrer un concurrent, un supposé anti français ou américain trouve une idée de vidéo ou d’audio et utilise les technologies pour les rendre accessibles à tous, le Togolais 2.0 en fait son affaire. « As-tu écouté cet audio ? Cette vidéo dit que ce n’est pas bon de boire Coca-cola. Sais-tu que le riz qu’on nous vend ici est fabriqué avec de la matière plastique ? Voilà quelques questions nourries par les réseaux sociaux et qui sont devenues le lot quotidien des Togolais. Toutes tant qu’elles sont, ces questions sont l’expression d’un état d’esprit conditionné et contrôlé par le pouvoir des réseaux sociaux », témoigne l’historien du développement.

Dans ce contexte, le bon sens, la raison et l’expérience ne sont plus les critères de ce qui est vrai. Pour le Togolais 20., est vrai ce qui est écrit, dit ou montré sur les réseaux sociaux, whatsapp et Tik tok. Tout le reste n’est que radotages et vaticinations. « On doit ajouter foi à ce courant de pensée qui considère que les réseaux sociaux ont une telle influence sur le Togolais 20. Parce que lui-même révèle les symptômes d’une pauvreté mentale inexplicable. Sans culture générale véritable, englué dans ses idées reçues malheureusement très ancrées, le Togolais 20. Est une proie facile des réseaux sociaux. Il lui semble juste d’imaginer que ce qui est diffusé sur les réseaux qu’il aime tant puisse être faux et relever de montages grotesques, parfois puérils. Il consomme sans esprit critique et tenter d’attirer son attention sur l’éventualité que ces millions d’images, de vidéos, de textes et d’audios soient uniquement destinés à nourrir les fantasmes des petits esprits et s’en enrichir », a souligné un community manager i_nstruit dans la sécurité internet et le factchecking.

Autre problème : si le Togolais 20. Vroit toutes les histoires farfelues diffusées sur les réseaux sociaux, c’est parce que non seulement lui-même est prédestiné à croire de telles choses ùais encore et surtout lui-même n’est capable que de telles légèretés. Selon un psychologue, l’emprise destructrice des réseaux sociaux sur le Togolais 20 est « la manifestation d’un état d’esprit de dominé ». Il a expliqué que cet état d’esprit de dominé est renforcé par « le goût du sensationnel, la tendance à l’émotion ».

A suivre.                                                                                                 

Le Nouveau Reporter
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