Récépissé N° 0010/HAAC/12-2020/pl/P

Guinée : des queues de camions de transport stationnées aux frontières

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Depuis le 05 février 2020, le gouvernement guinéen a fermé ses frontières terrestres. Une semaine après, les conséquences de cette décision commencent à se faire sentir. D’après le président de l’Union des transporteurs routiers de Guinée (UNTG), plus de 700 camions de transporteurs guinéens contenant des marchandises sont bloqués aux frontières.

Depuis la fermeture des frontières le 05 février, les réactions viennent de partout. Elles se sont accentuées avec l’augmentation du nombre de camions de transport avec des marchandises qui périssent de jour en jour. Le 09 février dernier, le président de l’UNTG, Alpha Mamadou Bah a fait une sortie dans laquelle il dénonce cette décision de l’Etat guinéen et l’appelle à la reconsidérer.

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« Nous condamnons avec la dernière énergie cette décision unilatérale de l’Etat. La fermeture des frontières nous a surpris à plus d’un titre. Cette décision a été prise sans consulter aucune structure de transport et du commerce en Guinée.  Il y a plus de 700 camions de transporteurs guinéens qui sont actuellement à l’extérieur avec les marchandises. Nous demandons à l’État de revoir la situation…» a déclaré Alpha Mamadou Bah.

Par ailleurs, une plateforme d’hommes d’affaires connue sous le nom de Groupe organisé des hommes d’ affaires (Goha) a également haussé le ton. Elle a peur que la fermeture des frontières cause une pénurie pour ses produits avec comme conséquences la hausse des prix, une baisse des activités économiques et par-dessus tous des pertes d’investissements.

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Selon le Goha, « une telle décision devait requérir l’avis préalable des organisations faîtières et institutions supervisant les activités commerciales….la décision du gouvernement de fermer ses frontières terrestres au motif de risque terroriste et d’introduction d’armes est en fait illégale au regard des conventions de la Cedeao ».

Pour l’instant, ces différentes réactions n’ont pas fait bouger les autorités guinéennes.

Le Nouveau Reporter
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