24.1 C
Lomé
17 août 2022
Le Nouveau Reporter

Intégration régionale : la Guinée ferme ses frontières, après le Nigéria

Le gouvernement guinéen a décidé de suspendre les importations de marchandises par voie terrestre. L’information émane d’un communiqué diffusé par les médias d’État le jeudi 6 février. La frontière avec la Sierra Léone a été bouclée et les opérateurs économiques sont dans le doute. Selon le gouvernement la décision se justifie par des alertes «de menaces d’attaques terroristes et d’introduction d’armes sur le territoire national ».

Remontés contre la décision du gouvernement, certains opérateurs économiques la qualifient « d’unilatérales ». Ces mesures risquent d’avoir un effet dévastateur sur le flux des échanges transfrontaliers avec les pays limitrophes comme le Sénégal, la Côte d’ivoire, la Guinée Bissau, la Sierra Léone, le Mali, etc…. rapporte Financialafrik. Ces pays sont fortement interdépendants.

Voir aussi : Coronavirus : la communication politique de Macky Sall indigne la toile

Le monde des affaires en Guinée est secoué. Les agriculteurs, les importateurs, les opérateurs transfrontaliers et d’autres acteurs économiques sont touchés par la mesure.

Après Le Nigéria qui a décidé de fermer ses frontières terrestres pour lutter contre la contrebande, c’est le tour à la Guinée de boucler sa frontière avec la Sierra Léone. Un acte contraire aux principes de la Cedeao.

Frontières fermées, économie étouffée

Que ce soit pour le Nigéria ou la Guinée, les conséquences socio- économiques ne sont pas à sous-estimer. La fermeture de la frontière nigériane étouffe les économies du Niger, du Bénin ou encore du Ghana. C’est une décision mal appréciée dans les pays membres de la CEDEAO et « n’augure rien de bon pour la zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) en gestation ».

Découvrir aussi : Banque mondiale : la région Afrique réorganisée

Selon le site d’information économique, Financialafrik, cette situation que vit la Guinée n’est que « les conséquences d’un climat socio-politique délétère marqué par la perspective de la tenue des élections législatives et l’épineuse question de la révision constitutionnelle avec, en toile de fond, l’éventuel 3ème mandat du président Alpha Condé, qui cristallisent toutes les oppositions, les attentions, spéculations et passions et risquent de plomber durablement l’activité économique ».

Découvrir aussi : Présidence de l’Union Africaine : les priorités de Cyril Ramaphosa déjà connues

Par ailleurs, le Fond monétaire international (FMI) a décidé de suspendre toutes ses missions vers la Guinée jusqu’à nouvel ordre. Le FMI estime que toutes les conditions sécuritaires ne sont pas réunies pour effectuer correctement sa mission dans le pays.

Voir aussi : 33ème Sommet Union africaine : le programme détaillé