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Lomé
10 août 2022
Le Nouveau Reporter

Médias : l’UPF-Togo recommande à la Haac et aux journaux sanctionnés un règlement à l’amiable

L’Union de la presse francophone, section Togo, a brisé le silence suite à la vague de suspension de journaux togolais. Dans un communiqué publié mardi 30 mars 2020, elle a demandé aux principales parties de parlementer et de trouver un dénouement heureux pour tous.

Dans la note signée par le président Loïc Lawson, la section togolaise de l’Union internationale de la presse francophone s’est inquiétée de « la succession des sanctions qui font entorse à la liberté de la presse au Togo et portent atteinte au droit du citoyen à l’information, surtout en ce moment où la presse dans son ensemble est plus sollicitée dans la sensibilisation contre la crise sanitaire mondiale du covid-19 ».

Flashback

« Le mois de mars 2020 a enregistré une vague de suspension de certains organes de presse par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Trois (03) journaux de la presse écrite ont écopé de lourdes sanctions au Togo. D’une part L’Alternative (pour deux mois) et le quotidien Liberté (pour deux semaines), suite à une plainte de l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy. Et d’autre part Fraternité (pour deux mois), pour une publication connexe aux deux premières sanctions ».

Lire également : Le journal « Fraternité » rejoint « Liberté » et « l’Alternative » dans les rangs des suspensions de la Haac

Solutions consensuelles

« Au regard de la texture de la plainte qui est à l’origine de cette série de mesures disciplinaires », l’UPF-Togo croit dur comme fer qu’il demeure possible « pour les parties d’explorer la voie d’une résolution à l’amiable de l’affaire originelle, objet de la double saisine de la Haac par M. Vizy ».

Fort de cette conviction, l’UPF-Togo « compte sur la sagacité d’esprit des uns et des autres et invite toutes les parties à la pondération. Aussi bien les membres de la Haac que les autres acteurs du monde des médias promeuvent quotidiennement la défense de l’exercice de la liberté de la presse dans leurs attributions professionnelles ».

« Entre professionnels de la communication, il est toujours possible de dégager des solutions consensuelles quand on s’attable autour de discussions franches et ouvertes. L’UPF-Togo y convie toutes les parties » a parachevé le président.