Récépissé N° 0010/HAAC/12-2020/pl/P

Projet de gazoduc de l’Afrique de l’Ouest: ouverture à Lomé de la réunion des ministres de l’énergie

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La réunion du Comité des Ministres du projet de gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO) s’est ouverte ce mardi 2 avril 2024 à Lomé. La rencontre qui réuni les ministres en charge de l’énergie issus de quatre pays concernés par le projet GAO, à savoir le Bénin, le Ghana, le Nigéria et le Togo ainsi que des partenaires a pour thème : « Quelles stratégies d’approvisionnement en gaz pour combler le déficit énergétique actuel de la sous-région ».

Objectif : faire le point sur la mise en œuvre du projet, relever les défis et définir de nouvelles stratégies en vue de dynamiser l’approvisionnement en gaz naturel et apporter une solution durable à la crise énergétique que connaît la sous-région ouest-africaine depuis quelques mois.

Selon la ministre de l’Energie et des mines du Togo, Mila Mawougno Aziablé, présidente du comité des ministres du GAO, la rencontre de Lomé va permettre d’élaborer en urgence des stratégies et solutions innovantes dans le but de remédier durablement au déficit énergétique afin de surmonter sans délai la crise que traversent les pays de la sous-région.

En effet, le projet de gazoduc de l’Afrique de l’Ouest, qui comprend 678 km de pipeline, a facilité depuis 2012 le transport du gaz naturel du Nigéria vers les centrales thermiques de production d’énergie électrique du Bénin, du Togo et du Ghana. Cependant, depuis janvier 2024, une crise de l’énergie secoue la région principalement en raison du manque d’approvisionnement en gaz naturel. Face à cette situation, le Comité des Ministres du projet GAO a convoqué la réunion extraordinaire de Lomé , en vue, dit-on, de proposer des solutions urgentes.

Ainsi, il sera question au cours des travaux d’examiner, d’adopter et de signer des résolutions visant à renforcer l’approvisionnement en gaz naturel au profit des centrales thermiques des pays de la sous-région.

« La crise énergétique que connaît actuellement notre sous-région pèse lourdement sur nos pays. Ce déficit énergétique a un impact significatif sur nos économies et le bien-être de nos concitoyens. Les perturbations de l’approvisionnement en gaz pénalisent nos activités quotidiennes. À titre d’exemple, la demande en gaz naturel au Togo est actuellement de 35 000 MM BTU par jour, mais seulement 5 000 à 15 000 MM BTU par jour sont fournis, voire rien du tout lors de certaines périodes. Cela engendre des coûts de production d’électricité nationale très élevés lorsque les combustibles de substitution au gaz naturel sont disponibles ou entraîne des coupures fréquentes qui ont des effets néfastes et lourdement ressentis. Il en va de même pour nos voisins du Bénin et du Ghana », a déclaré la ministre Mila Aziablé.

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Le Nouveau Reporter
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