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Lomé
17 août 2022
Le Nouveau Reporter

Coronavirus : à vouloir sauver le monde, Didier Raoult risque-t-il d’y laisser des plumes ?

L’intervention du spécialiste des maladies infectieuses, Didier Raoult, continue de défrayer la chronique. Alors que le gouvernement français a décidé par décret n°2020-314 du 25 mars 2020, d’autoriser le traitement du virus corona à base de la chloroquine, Le Canard enchaîné et RFI annoncent que le Français aurait été victime de menaces. Venant de qui ?

L’infectiologue marseillais Didier Raoult a testé un protocole de traitement à base d’hydroxychloroquine chez les patients atteints du Covid-19 : « J’ai fait une étude scientifique sur la chloroquine et les virus il y a treize (13) ans. Depuis, quatre (04) autres études d’autres auteurs ont montré que le coronavirus était sensible à la chloroquine. Tout cela n’est pas une nouveauté. Que le cercle des décideurs ne soit même pas informé de l’état de la science, c’est suffocant. L’efficacité potentielle de la chloroquine sur les modèles de culture virale, on la connaissait ».

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Dans une récente sortie médiatique, le français ne comprenait pas pourquoi les gouvernements mettaient autant de temps qu’il n’en faut pour légitimer ce traitement qui peut sauver un nombre incalculable de vies. Il l’a fait savoir sans langue bois. Du moins, il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère.

Au lendemain de cette déclaration, Le Canard enchaîné, cité par Radio France internationale (RFI), a dévoilé une information selon laquelle le Pr Raoult aurait reçu des menaces : « Il assure avoir été mis sous pression à deux reprises. Le 1er mars à 22h30, il aurait reçu un appel anonyme : « Raoult, tu vas arrêter de dire des conneries d’ici demain 14 heures, sinon tu verras ». Puis le lendemain matin, par sms cette fois : « Moins de 04 heures pour te rétracter sur la chloroquine ».

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L’hebdomadaire Le Canard enchaîné renseigne qu’une « plainte a été déposée contre X pour menaces de mort et acte d’intimidation envers un chargé de mission de service public. L’enquête aurait été transférée de Marseille à Nantes, car c’est de là qu’aurait été passé l’appel. Le téléphone portable utilisé ferait partie d’un lot mis à disposition de médecins de l’hôpital public nantais ».

De fait, poursuit RFI, « les enquêteurs cherchent désormais à déterminer qui est son utilisateur et ils porteraient des soupçons sur un praticien vraisemblablement auteur d’un mail d’insulte, le même soir sur le même sujet. Pour l’heure, les services du Pr Raoult, en pleine gestion de cette crise sanitaire, ne souhaitent pas commenter la procédure en cours ».

Les prochains jours nous édifieront davantage.