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Lomé
9 août 2022
Le Nouveau Reporter

Coronavirus : combattre la désinformation pour éviter des surprises

Chaque jour qui passe, la menace du coronavirus se rapproche un peu plus. Resté jusqu’ici inviolé, le continent africain a enregistré son tout premier cas vendredi dernier en Egypte. Le Togo de son côté renforce la vigilance. La représentation de l’OMS au Togo, le ministère de la Santé et l’Institut national d’hygiène (INH) ont organisé un briefing à l’endroit des journalistes le  vendredi 14 février dernier.

« Se rendre en Chine aujourd’hui et revenir au Togo est moins dangereux que le fait de propager des informations non vérifiées ». Conscient de cette réalité, la représentation de l’OMS au Togo a décidé d’outiller les journalistes afin que ceux-ci puissent relayer les informations utiles à l’endroit de la population. L’on se souvient du cas Ebola où de fausses informations, mais alarmistes demandaient aux gens de se laver et de boire de l’eau salée avec toutes les conséquences que cela peut représenter pour la santé.

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D’ailleurs, dans le cas du coronavirus, des informations précisent qu’en consommant beaucoup d’ail l’on pourra éviter la maladie. D’autres idées circulent sur la maladie, mais selon les spécialistes, aucune d’elle n’est avérée à ce jour. Aujourd’hui, le Coronavirus qui s’appelle Covid-19 reste encore un mystère pour la médecine. Pour l’instant l’on en sait très peu de choses. Il n y a pas de traitement spécifique. L’on s’occupe juste de traiter les symptômes en espérant que le système immunitaire du malade fera le reste.

Que sait-on au juste à ce jour sur le virus ?

Le Covid-19 est une zoonose, c’est-à-dire transmissible de l’animal à l’humain. Plusieurs animaux comme la chauve-souris, le rat, le coq, etc… sont indexés comme des réservoirs. L’OMS a déclaré le Covid-19, une urgence de santé publique de portée internationale conformément au règlement sanitaire international. La durée d’incubation est de 5 à 14 jours, voire 24.

Que fait le Togo pour se préparer à d’éventuels cas ?

« D’une manière générale, on peut dire que l’Afrique n’est pas encore vraiment prête à gérer cette épidémie », affirme le docteur Mawuli Kokou Davi, chargé de programme prévention et contrôle des maladies au bureau de l’OMS à Lomé. L’on comprend aisément aussi que le Togo notre pays n’a pas les capacités nécessaires pour juguler une telle crise.

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Toutefois, pas de panique. Le système de santé de notre pays est déjà assez rodé pour gérer d’éventuels cas. Le Togo est actuellement classé pays à niveau de priorité 2 sur une échelle de 3. L’ouverture du pays sur le monde à travers ses  frontières aériennes, maritimes et terrestres qui sont essentiellement dans la capitale fait que la menace est sérieuse. C’est d’ailleurs pourquoi un dispositif de contrôle est instauré à ces différents points d’entrée du territoire.

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L’OMS vient d’ailleurs d’offrir du matériel au ministère de la Santé pour faire face à la situation. Le Togo dispose déjà d’un système de surveillance des syndromes grippaux, d’infections respiratoires aigües à l’INH qui a le laboratoire le plus performant du pays. Un plan de préparation est cours d’élaboration avec l’implication de tous les acteurs. Le centre Ebola du Chu Campus a été réactivé.