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Lomé
14 août 2022
Le Nouveau Reporter

Endettement en Afrique : la Banque mondiale et la BAD, deux opinions contraires

Récemment, le président de la Banque mondiale, David Malpass a regretté l’évidence selon laquelle « certaines banques multilatérales, dont la Banque africaine de développement (BAD), ont tendance à octroyer trop facilement des prêts ». Ce qui, selon lui, « aggrave les problèmes d’endettement du continent ». Dans la foulée, la BAD est sortie de son silence et a balayé du revers de la main cette hypothèse.

A travers un communiqué distillé sur les réseaux sociaux le vendredi 14 février, la Banque africaine de développement a clairement réfuté les propos du président de la Banque mondiale, David Malpass : « Ces affirmations sont inexactes et ne sont pas fondées sur des faits. Elles mettent en cause l’intégrité de la banque, discréditent ses systèmes de gouvernance et insinuent à tort qu’elle fonctionne selon des normes différentes de celles de la Banque mondiale. Une telle idée va à l’encontre de l’esprit du multilatéralisme et de notre travail de collaboration » pouvait-on lire.

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La BAD s’est dite « respectueuse de normes mondiales très élevées de transparence ». Pour les pays « lourdement endettés », la Banque a confié qu’elle suit « de près la tendance à l’aggravation de la dette ». En réalité, « il n’existe pas de risque systémique de surendettement » a-t-elle renseigné.

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Dans les faits, en 2019, la dette publique totale du Nigeria était estimée à 83,9 milliards d’USD, soit une hausse de 14,6 % comparée à l’année précédente. Précisément, la dette publique intérieure s’élevait à 56,7 milliards d’USD pendant que la dette publique extérieure était de l’ordre de 27,2 milliards d’USD (ce qui équivaut à 32,4 % de la dette publique totale). La même année, la dette publique de l’Afrique du Sud était estimée à 55,6 % du Produit intérieur brut (PIB) contre 52,7% en 2018.

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